Nolastname

Malcolm n’a pas de nom de famille ! Et parler de la « famille Wilkerson » en présence de Linwood Boomer est un sacrilège ! Ce nom a été choisi pour le pilote dans le but de faciliter la promotion de la série auprès des médias. Le badge que porte Francis à l’école militaire dans l’épisode 1.01 – « Je ne suis pas un monstre » mentionne bien Wilkerson mais on remarque que dans le pilote, la maison a un étage qui disparaît dès l’épisode 1.02 et que les locaux de l’école militaire changent aussi par la suite. On sait également qu’une scène présente dans le script original, mais cependant jamais tournée, contient la présence d’une blague avec le nom de famille Wilkerson qui sera supprimée par la suite. Ainsi, Malcolm marche dans la rue et se fait accoster par un copain à lui, un voisin :

« – Malcolm, Malcolm, Malcolm ! J’étais avec mes parents, je les écoutais parler et… c’est quoi au fait ton nom de famille ?
– Wilkerson, pourquoi ?
– Oh. Mais alors qui sont les Parias ? »

Le tournage d’un épisode pilote se fait généralement avec un budget moindre et la production ne commence à vraiment investir que lorsqu’une chaîne commande une saison complète. Les choses sont alors ré-étudiées et des changements importants peuvent se produire. Le pilote de Malcolm a été tourné durant le deuxième semestre 1999 et de l’eau a coulé sous les ponts jusqu’à ce que le tournage des 15 autres épisodes de la saison 1 ne commence. La maison change, Christopher Masterson se fait couper les cheveux, et Linwood Boomer décide de ne pas attribuer de nom de famille au héros de la série, pour ne pas cataloguer la famille selon une logique ethnique ou religieuse : « Wilkerson faisait un peu trop blanc-bec », ajoute le créateur de la série. Dans l’épisode 7.22 – « Malcolm président », le dernier de la série, on peut deviner le nom de famille sur le badge de travail de Francis, ainsi que sur les lèvres du proviseur qui annonce Malcolm. Et ce nom n’a rien à voir avec « Wilkerson », puisqu’il s’agit de : « Nolastname », c’est-à-dire en Français : « Pas de nom de famille » ! Un beau pied de nez à ceux qui s’obstinaient à appeler Malcolm et sa famille les « Wilkerson » ! Conclusion : le nom de famille est toujours aussi flou, un mystère savamment entretenu !

Aux origines de la « tête d’ampoule »

L’adaptation française fait sûrement référence à… Disney ! En effet, dans les bandes-dessinées, Donald a pour voisin un inventeur très brillant nommé Géo Trouvetou dont l’assistant de laboratoire est un petit robot qu’il appelle Filament et qui a pour visage… une ampoule électrique ! L’ampoule qui s’allume au-dessus de la tête d’un personnage est aussi un classique de la bande-dessinée pour enfants et signifie que le héros vient d’avoir une idée lumineuse.

Dans la V.O., Krelboyne est moins péjoratif puisque même Caroline utilise cette expression dans l’épisode 1.08 – « Panique au pique-nique ». Cette expression vient en fait du film La petite boutique des horreurs (1960), réalisé par Roger Corman, dans lequel le personnage principal est un génie du nom de Seymour Krelboined.

L’action se situe dans les années 60, à New York, où Mushnik possède un magasin de fleurs qu’il gère avec deux employés, le timide Seymour et la jolie Audrey dont ce dernier est secrètement amoureux. Un jour, Seymour achète une fleur originale qu’il surnomme Audrey, et qu’il expose dans la vitrine du magasin. Mais très vite, il s’avère que cette plante carnivore extraterrestre se nourrit exclusivement de sang humain. La plupart des personnages deviennent donc une nourriture tout à fait appétissante pour Audrey, d’autant plus que la plante grandit à mesure qu’on l’alimente.

L’histoire du film débute en 1960, quand Roger Corman, un habitué des films de séries B, réalise La Petite Boutique des Horreurs, un long-métrage sans prétention au budget de 27 000 dollars qui a, selon la légende, été réalisé en seulement trois jours. Le rôle de Seymour est tenu par Jonathan Haze, un habitué des films de Corman. Par ailleurs, on remarque, dans le rôle de Wilbur Force (le patient du dentiste) un jeune acteur alors inconnu mais promis à un brillant avenir, un certain… Jack Nicholson !

Mais le film ne serait sans doute pas resté dans les annales si Alan Menken et Howard Ashman ne s’y étaient intéressés. En 1980, La Petite Boutique des Horreurs devient une comédie musicale sous l’inspiration du duo Menken-Ashman, qui associe des musiques entraînantes très « seventies » au livret. Ce duo, alors peu connu, récidivera par la suite en composant des musiques pour les dessins animés de Disney, tels La Petite Sirène ou La Belle et la Bête. Seymour est créé par Lee Wilkof (Sweet CharityKiss me KateAssassins…). L’œuvre connaît un réel succès et reste à l’affiche durant 2209 représentations, saluée par les critiques les plus féroces.

La vie cinématographique de l’œuvre continue puisqu’un remake est tourné dès 1986 par Franck Oz, à qui l’on doit, par ailleurs Dark Crystal ou In & Out. Seymour est alors interprété par Rick Moranis que l’on a vu dans le cultissime SOS Fantômes. On retrouve, dans le rôle d’Audrey, Ellen Greene, qui avait créé le personnage à Broadway puis à Londres. La scène du dentiste devient une scène d’anthologie : Steve Martin et Bill Murray forment un duo tout à fait original.

En France, La Petite Boutique des Horreurs a également connu son heure de gloire. En 1987, Alain Marcel adapte et met en scène la comédie musicale. On retrouve, dans le rôle de Audrey, la talentueuse Fabienne Guyon, la première Cosette des Miz, qui sera d’ailleurs nommée aux Molières.

Tête de gomme

Le nom de Kyle dans la version originale, Eraserhead (en français, « tête de gomme »), est une référence au film éponyme de David Lynch de 1977, dans lequel le personnage principal a des cheveux crépus comme Kyle.

Cinématographique conception

Dans l’épisode « Embouteillage » (saison 2, épisode 1), Lois révèle que Dewey a été conçu lorsqu’ils regardaient une location du film La Fièvre au corps. Ce film de 1981, avec William Hurt et Kathlee Turner, était à l’époque considéré comme très osé à cause de scènes sexuelles très explicites.

Une « tsar » est née

Si le Malcolm que l’on connaît tous a tiré sa révérence en 2006, peu de gens savent que la série a connu un remake… du côté de la Russie ! Cynep Makx, lancé sur la chaîne CTC en 2013, suit les aventures de Maxim et de sa famille, dans une adaptation fidèle quasiment plan pour plan à l’original.

« Супер Макс », l’adaptation russe de la série « Malcolm ».

La boucle est bouclée

Dans « Malcolm président » sont distillés de petits clins d’œil au tout premier épisode de la série. On remarque notamment le plan aérien sur la famille que tout le monde souhaite éviter, et la chanson « Better Days » de Citizen King, qui conclut l’épisode final comme elle le faisait pour le pilote.

Le bonjour du patron

Le prêteur sur gage du dernier épisode de la série est interprété (sous le pseudonyme d’Enzo Stussi) par le créateur de Malcolm, Linwood Boomer. Acteur de télévision dans les années 70 et 80, il n’était plus apparu devant la caméra depuis 21 ans !

Le marsupial récurrent

Les scénaristes de Malcolm auraient-ils une passion cachée pour les opossums ? Ce gros rongeur que l’on trouve à l’état sauvage en Amérique est mentionné à de nombreuses reprises dans la série, y compris lors de la saison 7 dans « Copine de régiment » et « Le Coté obscur » (la VF le remplaçant ici par… son cousin le blaireau !).

La poule aux oeufs d’or

Craig révèle avoir été battu au morpion par un poulet lors d’une foire agricole (« Larves et chenilles » saison 6, épisode 17). Un nouveau délire scénaristique ? Pas du tout : aux États-Unis certains gallinacés sont dressés spécifiquement pour ce numéro et font le bonheur des foires et même des casinos de Las Vegas, où quiconque bat le poulet à son propre jeu peut remporter jusqu’à 10 000 dollars !

Une vie au supermarché

Aussi curieux que cela puisse paraître, il n’est pas rare aux États-Unis de découvrir dans les journaux l’histoire d’un homme vivant à l’insu de tous dans un centre commercial ! Comme Norm dans « Larves et chenilles » (saison 6, épisode 17), ces personnes mènent une vie presque normale, mais cette pratique reste bien sûr interdite !

L’auto, à qui le tour ?

La voiture dont Malcolm s’éprend dans « Accro au delco » (saison 6, épisode 9) est une Plymouth Barracuda de la fin des années 1960. Coïncidence ? Dans Christine de Stephen King (adapté au cinéma par John Carpenter), c’est aussi une Plymouth rouge qui développe des pulsions meurtrières…

Y a prescription !

Dans l’épisode « 800 dollars plus les frais » (saison 6, épisode 20), Hal avoue à Lois avoir accidentellement brûlé sa robe préférée avec un cigare. Les fans attentifs se souviendront de cet incident, qui nous ramène cinq années en arrière dans « Alerte rouge » (saison 1, épisode 2).