Résumé
Pour fêter la fin des cours, le lycée organise un bal de fin d’année. Jeanie, une jeune fille obsédée par ses études, décide de profiter de l’occasion pour tester enfin les relations sociales avec autrui, et propose à Reese de devenir son cavalier moyennant finances. Grâce à un scénario bien établi, elle tente de transformer la brute épaisse que l’on connaît en gendre idéal. Mais Reese est bien plus doué qu’elle ne l’aurait pensé.
Pendant ce temps, Malcolm organise une soirée anti-bal de fin d’année, avec tous les exclus du lycée dont il fait évidemment partie, et qui se tient dans la chaufferie du sous-sol du lycée. Le principe : tuer tous les codes de bienséance en vigueur dans ce type d’événements scolaires, tels beaux vêtements ou limousine…
De son côté, Dewey cherche des photos de son enfance pour illustrer l’autobiographie qu’il doit écrire. En vain, puisqu’il n’en existe aucune. Un soir, alors que les parents ont décidé de prendre du bon temps ensemble dans leur chambre, Dewey, logiquement indésirable, se fait éjecter par son père de la maison en échange de son portefeuille. Excédé par le peu d’attention que lui porte ses parents, il décide de se venger, en leur organisant un jeu de pistes dans toute la ville avec l’argent du ménage.
Répliques cultes
Lois : Arrête de pleurer sur ton sort ! Il doit bien y avoir plus de cent photos de toi, là-dedans ! Ah ! Eh bien voilà, notre pauvre petit Dewey qui s’amuse comme un fou au zoo !
Dewey : C’est trop flou ! Comment savoir si c’est moi ?
Hal : Tu ne peux pas prouver le contraire…
Lois : Toi, au moins, tu as eu un album souvenir ! On n’en a pas acheté pour Jamie !
Dewey : Et je suppose que ça vous suffit pour avoir bonne conscience ?
Lois : Je vais être franche avec toi ! Tu étais notre quatrième enfant ! Au moment où tu es arrivé, c’était déjà le chaos complet tout le temps ici ! Je n’arrivais à dormir que quand je piquais du nez en allant au boulot ! Alors, pardon de pas avoir eu le temps de te prendre en photo, de te filmer, de te faire vacciner, tutti quanti !
Dewey : J’ai pas été vacciné ?
Lois : Tu veux que je te dise ? Si t’attrapes la coqueluche, je te promets d’en faire, des photos de toi !
Dewey découvre qu’il a été négligé par ses parents
Hal : Dewey, je me suis senti plutôt mal, après notre conversation de l’autre jour. Alors, je suis allé farfouiller dans le garage, moi aussi, et tu ne devineras jamais sur quoi je suis tombé ! Tous les dessins de notre petit Dewey ! Maternelle, cours préparatoire… Oh, regarde ! Ton séjour en classe verte ! Tu vois ? Tout est là !
Dewey : Pardon… je sais pas quoi dire ! Une minute… c’est grand-mère sur ce dessin ?
Hal : Il est absolument magnifique ! La bouteille de scotch est particulièrement réussie !
Dewey : Y a même sa jambe en moins ! Très intéressant… surtout qu’on lui a coupée que l’an dernier !
Hal : Ne me dis pas que tu te crois vraiment capable de prédire l’avenir ?
Dewey : En plus de tout le reste, tu me prends pour un idiot ? C’est trop gentil !
Hal : Attends ! J’ai passé plus d’une heure à colorier cet arc-en-ciel ! Tu sais qu’t’aimer, c’est pas toujours évident !
Hal a conçu de faux dessins de Dewey
Ken : J’ai une supère idée, les gars ! Pour leur soirée, ils vont tous porter des supères fringues ! Qu’est-ce que vous diriez si à la nôtre, tout le monde venait à poil ?
Malcolm : Je suis pas sûr que ce soit une excellente idée.
Ken : Pourquoi pas ?
Malcolm : Non.
AJ : Comme par hasard ! Sir Malcolm exerçant son pouvoir sous son chêne ! On sera en uniformes, avec des badges à ton effigie ?
Carla : Arrête ta parano, AJ ! La collecte des bouchons, c’est pas un complot fasciste, et ça non plus !
Heather : C’est pas vrai ! Les faux semblants, l’ironie malsaine… On se croirait dans un des clubs du lycée !
AJ : Tout à fait d’accord ! En fait, y a aucune différence ! On a le tyran masqué qui veut tout contrôler, la masse soumise et [se désignant lui-même] le poète qui se bat pour la vérité ! […]
Carla : Malcolm a raison ! On doit prendre les choses en mains !
Heather : J’ai une idée pour les boissons ! On pourrait prendre un méga bol de punch et on boirait du punch… genre, distance ironique !
AJ : Je peux écrire un pamphlet acide. J’ai déjà une petite centaine de pages !
Réunion pour l’organisation de l’Omorp
Hal : Dewey ? Qu’est-ce que tu fais là ?
Dewey : Euh… J’habite ici.
Hal : Chérie, Dewey est là !
Lois (Off) : Quoi ? Mais qu’est-ce qu’il fait là ?
Hal : Tu n’es pas au bal de fin d’année ?
Dewey : Bah, je vais pas encore au lycée !
Hal : Il dit qu’il n’est pas encore au lycée !
Lois (Off) : Oh, non ! C’est pas vrai ! On va devoir remettre ça à plus tard !
Hal : Non ! [À Dewey] Je suis désolé, mais il va falloir que tu t’en ailles !
Dewey : Quoi ? Pas maintenant ! Je fais un exposé d’histoire !
Hal : Si tu veux de l’argent, tu en auras ! Tiens ! Tu dois pouvoir t’amuser avec ça ! Tu peux aller au cinéma, ensuite au fast food, ou au grand hôtel, y a un piano bar !
Dewey : J’ai pas mes chaussures !
Hal : Offre-toi une paire ! Je t’aime, mon fils. On devrait aller au zoo un de ces quatre, juste toi et moi, hein ?
Hal vire Dewey de la maison pour une nuit torride avec Lois
Dewey (Off) : Bonsoir. Dewey, à l’appareil. Vous vous souvenez ? Votre quatrième fils ! Je sais que je ne vous manque pas, mais le portefeuille que tu m’as donné va finir par te manquer, papa !
Lois : Tu lui as donné ton portefeuille ?
Dewey (Off) : Je te propose un marché. Si tu veux revoir ton argent et tes cartes de crédit…
Hal : Attends, une minute… Y a une cloche qui sonne, je suis sûr de l’avoir déjà entendue !
[Hal rembobine]
Dewey (Off) : Je te propose un marché. Si tu veux revoir…
Hal : Oui ! C’est St Mathieu, ça ! Non, attends, c’est St Luc sur la troisième ! C’est une cloche de temple, non ?
Dewey (Off) : Si tu veux revoir ton argent et tes cartes de crédit, retrouve-moi sur le chantier de la nouvelle bibliothèque, à l’angle de Washington et Olive.
Hal : Ah, c’est ça !
Hal et le massage de Dewey sur le répondeur
Jeanie : Tu es vraiment un excellent danseur !
Reese : Avec toi, j’ai pas l’impression de danser ! C’est comme si on flottait !
Jeanie : Je t’ai mal jugé, je crois, Reese. Je t’avais choisi parce que tu n’es pas un laideron et que tu n’avais pas de cavalière. Mais tu es tellement plus que ça ! Tu me fais passer une soirée inoubliable !
Reese : Pour moi aussi, c’est une soirée fabuleuse. Tu m’as fait découvrir une partie de moi que j’ignorais ! La partie qui n’est pas un sombre idiot.
Jeanie : Tu sais, je n’avais pas imaginé que ça se terminerait comme ça… mais, si on sortait prendre l’air ? On trouve une couverture et une bouteille de vin, et on va sur la plage…
Reese : Tu veux vraiment ?
Jeanie : Oui, Reese… j’ai vraiment envie de toi…
Reese : Ah, mince ! Bah, ça alors ! C’est dingue ! Déjà minuit ! Dommage. C’était marrant ! On se revoit en cours !
Jeanie : Reese, mais où tu vas ?
Reese : Il est minuit ! J’ai fini mon contrat.
Jeanie : Mais, pour nous, on fait quoi ? Toutes ces choses que tu disais…
Reese : Bah, si je dois faire carrière là-dedans, je dois satisfaire ma clientèle ! Je crois que j’y suis arrivé ! Dis-le à tes copines !
Reese, le cavalier à la demande rémunérée par Jeanie