Hal a apparemment une belle plume, si l’on regarde en détail la lettres d’amour qu’il a écrite à Lois parmi celles que cette dernière parcourt : « Mon amour Lois,Tu te souviens de ce jour sur le parking de la fac ? Tu étais en train d’engueuler un type garé en double file comme s’il […]
Hal a apparemment une belle plume, si l’on regarde en détail la lettres d’amour qu’il a écrite à Lois parmi celles que cette dernière parcourt :
« Mon amour Lois,
Tu te souviens de ce jour sur le parking de la fac ? Tu étais en train d’engueuler un type garé en double file comme s’il était le roi du monde. Tes mains s’agitaient, ta voix grondait comme l’orage… et moi ? J’essayais juste d’atteindre ma voiture avec mes livres. Puis je t’ai vue, et je me suis arrêté. Le temps… ce concept drôle et têtu… s’est simplement figé.
Il y avait quelque chose dans ton regard à la fois dangereux et familier. Je me souviens m’être dit : « Elle est incroyable, terrifiante… et complètement hors de ma portée. » Mais tu m’as regardé, juste un instant, et tout mon monde a basculé vers toi.
À l’époque, je n’étais personne, juste un type nerveux qui faisait des blagues au mauvais moment et perdu dans ses pensées. Tu es parvenue à percer ce brouillard. Il y avait quelque chose chez toi qui me donnait envie de devenir meilleur. Pas pour le monde, pas pour un CV. Non, pour toi. Juste pour toi.
Je me souviens de notre première conversation. Tu étais tellement désarmante. J’essayais de jouer les détachés, mais je ne savais pas quoi dire. Tu as ri, tu m’as souri, et je me suis dit que je n’avais jamais rencontré quelqu’un d’aussi simple, d’aussi naturel. Et tu avais l’air d’une déesse… sur un parking de supermarché.
Ces premiers jours étaient magiques — une magie brute, imparfaite, mais bien réelle. On ne faisait pas de sorties sophistiquées. On allait à la laverie ensemble. On mangeait des hot-dogs à l’arrière… »