L’adaptation française fait sûrement référence à… Disney ! En effet, dans les bandes-dessinées, Donald a pour voisin un inventeur très brillant nommé Géo Trouvetou dont l’assistant de laboratoire est un petit robot qu’il appelle Filament et qui a pour visage… une ampoule électrique ! L’ampoule qui s’allume au-dessus de la tête d’un personnage est aussi […]
L’adaptation française fait sûrement référence à… Disney ! En effet, dans les bandes-dessinées, Donald a pour voisin un inventeur très brillant nommé Géo Trouvetou dont l’assistant de laboratoire est un petit robot qu’il appelle Filament et qui a pour visage… une ampoule électrique ! L’ampoule qui s’allume au-dessus de la tête d’un personnage est aussi un classique de la bande-dessinée pour enfants et signifie que le héros vient d’avoir une idée lumineuse.
Dans la V.O., Krelboyne est moins péjoratif puisque même Caroline utilise cette expression dans l’épisode 1.08 – « Panique au pique-nique ». Cette expression vient en fait du film La petite boutique des horreurs (1960), réalisé par Roger Corman, dans lequel le personnage principal est un génie du nom de Seymour Krelboined.
L’action se situe dans les années 60, à New York, où Mushnik possède un magasin de fleurs qu’il gère avec deux employés, le timide Seymour et la jolie Audrey dont ce dernier est secrètement amoureux. Un jour, Seymour achète une fleur originale qu’il surnomme Audrey, et qu’il expose dans la vitrine du magasin. Mais très vite, il s’avère que cette plante carnivore extraterrestre se nourrit exclusivement de sang humain. La plupart des personnages deviennent donc une nourriture tout à fait appétissante pour Audrey, d’autant plus que la plante grandit à mesure qu’on l’alimente.
L’histoire du film débute en 1960, quand Roger Corman, un habitué des films de séries B, réalise La Petite Boutique des Horreurs, un long-métrage sans prétention au budget de 27 000 dollars qui a, selon la légende, été réalisé en seulement trois jours. Le rôle de Seymour est tenu par Jonathan Haze, un habitué des films de Corman. Par ailleurs, on remarque, dans le rôle de Wilbur Force (le patient du dentiste) un jeune acteur alors inconnu mais promis à un brillant avenir, un certain… Jack Nicholson !
Mais le film ne serait sans doute pas resté dans les annales si Alan Menken et Howard Ashman ne s’y étaient intéressés. En 1980, La Petite Boutique des Horreurs devient une comédie musicale sous l’inspiration du duo Menken-Ashman, qui associe des musiques entraînantes très « seventies » au livret. Ce duo, alors peu connu, récidivera par la suite en composant des musiques pour les dessins animés de Disney, tels La Petite Sirène ou La Belle et la Bête. Seymour est créé par Lee Wilkof (Sweet Charity, Kiss me Kate, Assassins…). L’œuvre connaît un réel succès et reste à l’affiche durant 2209 représentations, saluée par les critiques les plus féroces.
La vie cinématographique de l’œuvre continue puisqu’un remake est tourné dès 1986 par Franck Oz, à qui l’on doit, par ailleurs Dark Crystal ou In & Out. Seymour est alors interprété par Rick Moranis que l’on a vu dans le cultissime SOS Fantômes. On retrouve, dans le rôle d’Audrey, Ellen Greene, qui avait créé le personnage à Broadway puis à Londres. La scène du dentiste devient une scène d’anthologie : Steve Martin et Bill Murray forment un duo tout à fait original.
En France, La Petite Boutique des Horreurs a également connu son heure de gloire. En 1987, Alain Marcel adapte et met en scène la comédie musicale. On retrouve, dans le rôle de Audrey, la talentueuse Fabienne Guyon, la première Cosette des Miz, qui sera d’ailleurs nommée aux Molières.