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Le générique

Le générique de "Malcolm". © Twentieth Century Fox Film Corporation
« You’re not the boss of me now, and you’re not so big. Life is unfair… » Vous connaissez tous par cœur cette refrain culte du générique de Malcolm. Mais savez-vous qui a composé la musique ? Savez-vous que le générique français est différent de l’original ? Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le générique de Malcolm, sans jamais oser le demander !

Les images : le générique à la loupe

La série Malcolm comporte, comme beaucoup de génériques, des images issues des épisodes. Mais pas que ! Saviez-vous que de nombreuses références s’y cachent ? Elles viennent pour beaucoup de programmes regardés par le créateur de la série Linwood Boomer durant son enfance. On vous les décode.

Nasca (1998)

Cette série d’animation du studio Kadokawa réalisé par Hiroko Tokita pour TV Tokyo date de 1998 et ne comporte qu’une seule saison de 12 épisodes. L’histoire ? Lors d’une bataille dans les plaines de Nazca, il y a 500 ans, la grande prêtresse Akira est contrainte d’invoquer la puissante de l’esprit de la Terre, Irra Tezze, afin de provoquer un véritable massacre, à la grande satisfaction de Yahuar et de son père, l’empereur du puissant empire Inca. Mais cette folie ne plait guère à Vilca et à son seigneur, frère de l’empereur, qui revendique le trône. Ce dernier va même jusqu’à donner sa vie en sacrifice dans le seul but d’empêcher le massacre. Vilca, Yahuar et quelques grands guerriers décident donc de traverser le portail d’Irra Tezze, afin de provoquer le grand cataclysme pour certains, et pour refermer à jamais ce portail pour les autres. Cependant, l’énergie ambiante provoque la mort de tous les guerriers. Avant de mourir, Yahuar fait le serment de revenir à la vie afin de libérer Irra Tezze et ainsi d’asservir les hommes. Vilca quant à lui juge alors de revenir lui aussi afin d’empêcher qu’une telle folie se reproduise.

De nos jours au Japon, Kyoji, en se rendant à un championnat de Kendô, fait la rencontre de Yuka qui n’est autre que la fiancée de son sensei. Mais au cours de la finale, Tate blesse grièvement son adversaire. En lançant son attaque, il a réveillé « l’homme âme » qui sommeillait en lui. Cette attaque provoque également le réveil des quelques autres « hommes âme » présents dans les gradins dont Kyoji, Yuca et le pire ennemi de Kyoji. Tate, auparavant grand humaniste, devient alors un véritable fou avide du pouvoir suprême dès lors que le guerrier Yahuar se réveille en lui. Tate (Yahuar) compte tenir sa promesse faite au monde il y a 500 ans. Quant à Kyoji (Vilca), il est tiraillé entre l’affection qu’il porte à son sensei et par le serment qu’il a fait lui aussi le jour de sa première mort. Dans un premier temps, il cherche à faire entendre raison à Tate, mais voyant cela inutile, il finit par accepter son destin. Avec l’aide d’Akira et de deux autres « hommes âmes », il entre en guerre pour le bien de l’humanité.

Ce manga mélange les images traditionnelles et les images de synthèse, ce qui donne une animation très plaisante à regarder, couplée avec une musique entraînante. Et même si l’on est très déconcertés par l’histoire tirée par les cheveux, les personnages arrivent à être attachants. Nazca est un manga hybride, un mélange entre Please save my Earth et les très célèbres Mystérieuses Cités d’Or.

Pay Per View WCW Mayhem (1999)

Les deux catcheurs présents sur cette scène sont les Canadiens Bret « Hitman » Hart, debout, et Chris Benoit, en bien mauvaise posture, lors du WCW World Heavyweight Championship au Pay Per View WCW Mayhem en 1999. Bret Hart est en train d’effectuer la prise de soumission « Sharpshooter », une prise de finition qui lui est immédiatement associée par les fans de catch. Ce célèbre catcheur est aujourd’hui à la retraite, alors que Chris Benoit est aujourd’hui décédé. Le choix d’une scène entre ces deux lutteurs canadiens n’est sans doute pas anodin, Linwood Boomer étant natif de Vancouver !

North American Championships de Las Vegas (1982)

La chaîne M6 réalise elle-même le générique français, et c’est ainsi que nous avons été privés durant un temps d’une scène où le boxeur cubain Pedro Cardenas manque le Canadien Willie de Wit et frappe l’arbitre du match Bert Lowes, le mettant littéralement K.O. ! Cependant, dans le générique des deux dernières saisons, cette scène réapparaît pour notre plus grand plaisir. En 2000, Linwood Boomer, le créateur de Malcolm, confie même :

« J’ai adoré cette scène dès que je l’ai vue, il y a 12 ans ! Ce gars-là, qui se prend le coup, ça ne veut rien dire, c’est très « Malcolmien » ! »

Linwood Boomer

Le Choc des Titans (1981)

Ce film anglo-américain de 1980, réalisé par Desmond Davis, qui avait signé La Fille aux yeux verts en 1963, est considéré par beaucoup de fans comme un des meilleurs films sur la mythologie grecque. L’histoire : Persée (Harry Hamlin), fils de Zeus (Laurence Olivier) et de la mortelle Danaé, s’éprend de la princesse Andromède (Judi Bowker). Mais leur amour est contrarié par une malédiction que fait peser sur elle son ancien prétendant, Calibos (Neil McCarthy), rendu laid et difforme par Zeus. Tous ceux qui voudront épouser Andromède devront d’abord, sous peine de mort, être capables de répondre à une énigme élaborée par Calibos : jusqu’ici, personne n’a su relever ce défi morbide…

« Le Choc des Titans » (1981).

Si ce film présentera une dimension nostalgique certaine pour les plus âgés, il risque d’apparaître comme extrêmement daté pour les autres ! Il peut en effet être considéré comme le dernier représentant de toute une génération de films, dotés d’effets spéciaux réalisés image par image, avec le célèbre Jason et les argonautes comme fleuron, et dont le maître incontesté était Ray Harryhausen, justement à l’œuvre sur ce film (il arbore également la casquette de co-producteur). Il est évident qu’aujourd’hui, avec les progrès foudroyants du numérique, bon nombre de trucages font sourire par leur naïveté : des transparences pas toujours bien uniformisées, des créatures un peu poussives (le Kraken, dernier des Titans, en particulier), des maquettes un brin voyantes (l’Olympe, Argos)… Le choc des Titans sonne comme le chant du cygne de toute une époque d’artisans des effets spéciaux, dont le travail apparaît malheureusement souvent, ici, comme maladroit… On pense même à certains moments au navet Flash Gordon, contemporain du film. Mais pour expliquer cette qualité médiocre du métrage, il faut sans doute invoquer aussi la musique, incolore ; le budget, probablement restreint, comme en témoigne nombre de décors assez basiques, tels les marais de Calibos ; ainsi que la réalisation, basique, voire naïve (l’effondrement de la statue de Thétys dans le temple de Joppé, par exemple). Mais c’est justement l’aspect ringard de cette scène de monstre qui sort de l’eau est recherché dans le générique de Malcolm, puisqu’elle fait penser à un dessin animé pour enfants !

Un million d’années avant J.C. (1966)

Out of the Unknown, saison 3, épisode 2 (1969)

Le cerceau de la planète Arous (1957)

La créature de la mer hantée (1961)

Thrill Seekers (1973)

La musique

Le groupe : They Might Be Giants

Célèbre pour avoir composé « Boss of Me », l’emblématique générique de Malcolm, le duo They Might Be Giants (TMBG pour les intimes !) est le fruit d’une amitié d’enfance entre John Linnell et John Flansburgh. Après des débuts créatifs à Brooklyn marqués par l’invention du système « Dial-A-Song », le groupe s’est imposé sur la scène rock alternatif avec des albums cultes comme Lincoln — qui a réussi l’exploit de détrôner U2 dans les charts universitaires — et Flood. Leur style unique, mêlant mélodies absurdes, humour et textes savants, leur a permis de traverser les décennies tout en restant profondément originaux.

Au-delà de leurs succès radiophoniques, les TMBG se sont illustrés comme de véritables pionniers du numérique, étant parmi les premiers artistes au monde à vendre un album complet et des MP3 directement sur Internet. Le groupe a également su se diversifier avec brio en produisant des albums éducatifs pour enfants (la série des Here Come the…) sans jamais abandonner leur ADN rock. Toujours très prolifiques, épaulés par leurs fidèles musiciens surnommés la « Bande des Dans », les deux John continuent d’enrichir une discographie impressionnante qui compte plus de vingt albums.

Les paroles du générique de Malcolm

Yes, no, maybe
I don’t know
Can you repeat the question?
You’re not the boss of me now
You’re not the boss of me now
You’re not the boss of me now
And you’re not so big

You’re not the boss of me now
You’re not the boss of me now
You’re not the boss of me now
And you’re not so big

Life is unfair, so I just stare
At the stain on the wall where
The TV’d been, but ever since
We’ve moved in it’s been empty
Why I, why I’m in this room
There is no point explaining

You’re not the boss of me now
And you’re not so big
You’re not the boss of me now
You’re not the boss of me now
You’re not the boss of me now
And you’re not so big

Life is a test, but I confess
I like this mess I’ve made so far
Grade on a curve and you’ll observe
I’m right below the horizon

Yes, no, maybe, I don’t know
Can you repeat the question?
You’re not the boss of me now
You’re not the boss of me now
You’re not the boss of me now
And you’re not so big

Life is unfair…

Oui, non, peut-être
Je ne sais pas
Peux-tu répéter la question ?
Ce n’est plus toi qui me commandes
Ce n’est plus toi qui me commandes
Ce n’est plus toi qui me commandes
Et tu ne me fais pas peur

Ce n’est plus toi qui me commandes
Ce n’est plus toi qui me commandes
Ce n’est plus toi qui me commandes
Et tu ne me fais pas peur

La vie est injuste, ainsi je regarde
Fixement la tache sur le mur où
Était la télé, mais depuis
Que nous avons déménagé c’est si vide
Pourquoi je suis dans cette chambre
Il n’y a aucune explication

Ce n’est plus toi qui me commandes
Et tu ne me fais pas peur
Ce n’est plus toi qui me commandes
Ce n’est plus toi qui me commandes
Ce n’est plus toi qui me commandes
Et tu ne me fais pas peur

La vie est un test, mais je le confesse
J’aime le désordre que j’ai fait jusqu’ici
Trace une courbe et tu observeras
Que j’ai raison plus que tout

Oui, non, peut-être, je ne sais pas
Peux-tu répéter la question ?
Ce n’est plus toi qui me commandes
Ce n’est plus toi qui me commandes
Ce n’est plus toi qui me commandes
Et tu ne me fais pas peur

La vie est injuste..

Le clip du générique de Malcolm

Le clip du générique de la série, diffusé régulièrement lors des premières diffusions de Malcolm sur M6, reprend merveilleusement l’ambiance déjantée de la famille. On y voit le petit Dewey, sortant d’une poubelle « TMBG – Toys » une boîte en carton contenant des jouets et en particulier des poupées, et la ramener chez lui. Les poupées se personnalisent alors en membres du groupe They Might Be Giants, et vont subir de véritables supplices de la part des garçons : chocs, projectiles remplis de peinture ou encore cuisson sur un barbecue pour ne citer que ceux-là. À voir absolument !

Autres musiques composées ou utilisées dans Malcolm

Outre le générique désormais célèbre, le groupe They Might Be Giants est à l’origine des principaux accompagnements musicaux des deux premières saisons de la série. D’autres musiques du même groupe ont également été utilisées dans les saisons suivantes, notamment la quasi totalité de la saison 1, et les épisodes 2.10 – « Le grand méchant Reese » (The Bully)3.07 – « Chantage de Noël » (Christmas) et 5.16 – « Portes ouvertes » (Malcolm Visits College). Pour connaître les références des chansons, vous pouvez consulter les fiches de ces épisodes.