Synopsis
Malcolm met toute son énergie à convaincre les membres de la famille de ne pas se rendre aux funérailles de la tante de Lois. Mais quelles en seront les conséquences ?
Saison 1, Épisode 11
Malcolm met toute son énergie à convaincre les membres de la famille de ne pas se rendre aux funérailles de la tante de Lois. Mais quelles en seront les conséquences ?
Helen, la tante de Lois vient de décéder, dévorée par ses chats. Poussée par Lois, toute la famille, à l’exception de Francis, doit de se rendre aux funérailles. Mais cela ne plait guère à Malcolm qui avait prévu de se rendre à un concert avec Julie, d’autant plus qu’il apprend que sa mère détestait sa tante. Il décide alors d’user de tous les stratagèmes pour éviter d’y aller. Hal, qui voulait profiter de l’après-midi pour réécouter ses vieux tubes sur des disques vinyles, se range du côté de Lois et prépare des blagues douteuses pour la cérémonie grâce à une vieille boîte qu’il vient de retrouver.
Seul Reese semble disposé à aller aux funérailles, mais il a un plan en tête : cacher dans le cercueil un cadeau que Hal et Lois voulaient offrir à Dewey pour son anniversaire, un robot qu’il a cassé. Pour ne rien arranger, Francis se plaint par téléphone de ne jamais être tenu au courant de ce qui se passe à la maison, et un nouvel enfant, répondant au nom de « tête d’œuf » s’invite dans la maison. Il devient un compagnon de jeu pour Dewey.
Pour Lois, la coupe est pleine : elle décrète le quartier libre dans la maison qui devient un véritable capharnaüm, où chacun vaque égoïstement à ses occupations.
Lorsque Hal dit à Dewey que le fait que les cheveux continuent de pousser après la mort est un mythe, mais que c’est la tête qui rétrécit, cela est correct : étant donné que le corps de dessèche et que les tissus se contractent, les cheveux sont comme expulsés de la peau.
Malcolm (À Stevie) : Bon, avant que tu dises quelque chose, rappelle-toi que tu es mon meilleur ami. Et que c’est pas ton fauteuil roulant qui va m’empêcher de t’en allonger une.
Pas de quartier pour les meilleurs amis handicapes
Lois : Tu veux savoir ce qui se passe quand on meurt ? Ben, on est mort, c’est tout.
Hal : Chérie, c’est un peu réducteur. En fait, mon garçon, après la mort ton corps subit tout un tas de changements fascinants. D’abord il se met à gonfler comme un ballon, et se ratatine comme un raisin sec. Ensuite, des tas de petits microbes qui sont invisibles mais qui sont déjà en toi se mettent à dévorer toute ta chair et c’est comme ça que tous les éléments du corps humain retournent à la terre. Et puis il y a aussi ceux qui disent que les cheveux continuent à pousser mais tu sais, c’est un mythe. En fait, c’est ta tête qui se réduit.
La mort expliquée aux enfants par Lois et Hal
Francis : Salut, maman. Je voulais juste te dire que quelqu’un va t’appeler. Il prétendra être le commandant. En fait, c’est juste un type de l’école qui s’y croit. Marche dans le truc, fais semblant de le croire, il est inoffensif.
Lois : Euh, Francis, je peux pas te parler maintenant, on part aux obsèques de tante Hélène, la sœur de ma mère.
Francis : Tante Hélène est morte ?
Lois : J’en ai bien peur, on va à ses funérailles.
Francis : Mais… mais elle est morte quand ? Maman, pourquoi on me dit jamais rien ?
Lois : Bah, euh… c’est parce qu’on voulait pas que tu te fasses du souci pour rien.
Francis : Pour rien ? Elle est morte ! Et oncle Fred il l’a bien supporté ?
Lois : Bah, comment veux-tu qu’il l’ait bien supporté ? Il est mort depuis deux mois.
Francis : Quoi ?
Francis à la ramasse
Francis : Elle est morte de quoi ?
Dewey : Ses chats l’ont bouffée.
Francis : Non, je crois qu’on s’est pas bien compris, je te parle de tante Hélène.
Dewey : Ses chats l’ont bouffée.
Francis : Bon, tu veux bien me passer quelqu’un d’autre ?
Hal : Allô ?
Francis : Ah, papa, dis-moi, comment tante Hélène est-elle morte ?
Hal : Ses chats l’ont bouffée. Demande à Dewey il en sait plus que moi.
Tante Helene bouffée par ses chats
Reese : Ça y est, je suis prêt.
Hal : Très bien… Eh, c’est indispensable le sac à dos, tu es sûr ?
Reese : Papa, j’ai froid au dos.
Hal : Ah, d’accord.
Reese a froid au dos ou la crédulité de Hal
Lois : Ah bon ? Quel exposé ?
Malcolm : C’est sur un gros bouquin que j’ai même pas lu pour demain matin. J’t’assure, j’avais oublié. [À la caméra] C’est le truc classique : avouer volontairement une petite bêtise pour dissimuler une grosse.
Lois : Et ce gros bouquin, c’est quoi ?
Malcolm : Le conte des deux cités.
Lois : En combien de mots ?
Malcolm : 750 au moins.
Lois : Et ça fait partie du programme.
Malcolm : Non, c’est un additif.
Lois : Tu l’as depuis quand ?
Malcolm : Jeudi, mais je l’ai oublié à l’école vendredi, c’est pour ça que je suis en retard. [À la caméra] Ah, pas mal !
Lois : Je vois. Je suppose que tu n’as pas le choix ?
Malcolm : [À la caméra] Ça, c’est une ruse ! Attention au retour de flamme !
Lois, détectrice de mensonge
Lois : Malcolm, j’ai vraiment honte pour toi. Vouloir échapper à tes devoirs envers ta grand-tante Hélène.
Malcolm : Non, ça prend plus du tout ton baratin, parce que je sais que tu l’aimais pas la tante Hélène, tu la détestais.
Lois : Bien sûr que je la détestais, mais qu’est-ce que ça vient faire là-dedans ?
Malcolm : Quoi ?
Lois : Malcolm, ça n’a rien à voir avec l’amour mais avec la famille. Nous avons des devoirs envers cette famille, et nous les accomplirons, quoi que tu en penses !
Malcolm : Mais pourquoi ? C’est trop injuste ! Alors tu colles juste le mot « famille » sur n’importe quoi et on n’a plus rien à dire, on est des esclaves ? Enfin, ça a aucun sens ! Personne n’aimait cette femme. Pourquoi faire semblant de l’aimer aujourd’hui qu’elle est morte ? J’vois pas ce que ça va nous apporter.
Malcolm contre la dictature de la notion de « famille »
Reese : Maman, je crois qu’on doit vraiment aller à ces funérailles. Tu vois, c’était quelqu’un de bien ! On lui doit bien ça, non ?
Lois : Je ne sais pas ce que tu manigances, mais je trouve ça très louche !
Reese : Je suis quand même pas le seul pour qui elle a de l’importance ?
Lois : Si c’est toi le meilleur d’entre nous, profites-en tant que ça dure ! Maintenant, sors d’ici ! L’important, c’est moi !
Reese, le meilleur d’entre eux (ou pas)
Malcolm : Alors elle a glissé dans les ordures et elle s’est enfuie. J’te jure, Francis, toute notre famille part en morceaux.
Francis : Oui ! J’étais sûr qu’un jour ça arriverait ! Ils ont plus de bouc émissaire, tu comprends ? Alors, tout va de travers. Personne n’a jamais réalisé que c’est grâce à moi que cette famille reste unie. Si je ne suis plus là pour porter le chapeau, ils savent plus quoi faire de leur peau !
L’effondrement d’une famille ou le rêve de Francis
Malcolm (À la caméra) : Et voilà, ce fût une journée bien remplie : je me suis brouillé avec Julie Houlerman, mon frère Reese va me tuer dès qu’on va rentrer à la maison, et en plus de tout ça, la tante Hélène pourra dire plein de mal de moi à Dieu. Tu veux encore un peu d’eau oncle Louis ?
Oncle Louis : Merci, mon petit.
Malcolm (À la caméra) : C’est que j’ai besoin qu’on lui dise aussi du bien de moi.
Bilan de conscience d’une journée