Justin Berfield (Reese) dans "Le bon copain" (saison 4, épisode 14). © Twentieth Century Fox Film Corporation
Reese est le deuxième fils d’Hal et Lois ; petit frère de Francis, et grand frère de tous les autres membres de la fratrie que sont, dans l’ordre de naissance, MalcolmDewey et, plus tard, Jamie. Tel que présenté au début de la série, Reese se résume à deux caractéristiques principales : la brutalité (c’est un garçon violent, impulsif, et même volontiers sadique) et la bêtise (c’est un véritable idiot, à la limite de la débilité mentale).

Si ces deux constantes vont plus ou moins continuer de définir le personnage tout au long de la série et peser largement sur son destin et ses nombreuses intrigues, heureusement et pour notre plus grand plaisir, les auteurs vont très vite (dès la première saison, et plus encore dans les suivantes) affiner les contours du personnage, le sophistiquer, et même beaucoup l’adoucir, au point d’en faire l’un des membres les plus sympathiques et attachants de la famille. Qui l’eût cru ?

Reese a un point fort créatif : la cuisine, sa vocation. Et un point faible affectif : les filles, sa malédiction. L’un et l’autre de ces aspects, qui révèlent un Reese sensible et délicat, tendre et passionné, mais souvent très maladroit, vont être au centre de plusieurs de ses aventures. L’imbécilité du personnage, de violente, va prendre une tournure plus douce et inoffensive (à la façon d’un Forrest Gump), ou se faire plus roublarde. La coexistence de toutes ces facettes font que Reese est, en même temps ou tour à tour, un Bon, une Brute, et un Truand !

La brute

Justin Berfield (Reese) dans « Dîner en ville » (saison 2, épisode 4).

Un prédateur au sommet de la chaine scolaire

Dès les tous premiers épisodes de la série, Reese nous apparaît avant tout (et pour un moment) comme une brute épaisse, à l’image du terme qui le désigne et lui colle à la peau en VO : « bully », souvent traduit par « balaise ».

Reese (et, à travers lui, les auteurs de la série, bien sûr) voit l’école comme une jungle ayant sa propre chaine alimentaire ; le roi de cette jungle, le prédateur absolu, c’est le plus « balaise », celui qui frappe le plus fort, sa majesté des brutes. Au plus bas de la chaine alimentaire, il y a les intellos et les surdoués, surnommés « les têtes d’ampoule ». Une métaphore explicitement filée par la série elle-même, comme l’illustre une scène particulièrement bien réalisée, pastichant les codes du documentaire animalier, où Reese, tapi dans des buissons, observe ses petites proies en train de réviser, le nez dans leurs bouquins, salivant d’avance des coups qu’il va pouvoir porter, et prêt à bondir sur eux (1.08).

La terreur de la famille

Situation cocasse qui ne constitue pas un obstacle moral pour Reese : parmi ses proies, il y a son petit frère, Malcolm, nouvellement intégré à la classe spéciale des surdoués. La brute prend un malin plaisir à ridiculiser son frère, le ramener de façon humiliante à son statut de « paria » de l’école, et menacer ses camarades. Et là encore, Reese ne s’encombre pas de scrupules, n’hésitant pas à abuser de son avantage physique sur le garçon handicapé et asthmatique qu’est Stevie, le meilleur ami de Malcolm, lors d’une mémorable partie du « jeu de l’œil » (2.04).

La victime privilégiée et le punching ball attitré de Reese, c’est son petit frère, Dewey. Tout au long de la série, les coups pleuvent, souvent gratuits, pour le seul plaisir de se défouler. Incapable de rivaliser et de riposter sur le plan physique, le petit Dewey peut heureusement compter sur sa ruse et son esprit un brin mesquin pour rendre la monnaie de sa pièce à son grand frère. Après la naissance de Jamie, Reese cherche un successeur à Dewey qui commence à être un peu grand pour encaisser les coups sans broncher. C’est tout naturellement qu’il jette son dévolue sur le petit dernier, moins pour le plaisir d’avoir quelqu’un à frapper, que pour s’assurer les services d’un esclave qu’il dominera par la peur (7.13). Pas de chance pour Reese, Jamie semble bien parti pour être, lui aussi, un génie précoce, si ce n’est pas tout simplement la proximité de son grand frère qui le rend inévitablement intelligent à côté de lui. C’est plus tard, à la toute fin de la série, que Jamie commencera à faire vraiment tourner son grand frère en bourrique. Avant cela, il n’est qu’un bébé inoffensif… quoi qu’en pense Reese dans un mouvement de paranoïa (6.13). Spectacle aussi hilarant que pathétique de voir ce grand dadais de 18 ans se persuader qu’un bébé de 24 mois, occupé à sucer ses orteils, ourdit de sombres plans contre lui !

Côté hobbies, bien avant sa révélation pour la cuisine, Reese pratique (sans surprise) la lutte (2.10), affiche une prédilection pour les jeux-vidéo de combat (plusieurs allusions à Mortal Kombat¸ l’un des plus violents du genre), et bien sûr, aime par-dessus tout regarder des films d’horreur. Et pas n’importe lesquels ; les plus gores et insoutenables qui soient : les torture porn et autres snuff movies (films contenant des actes de violence non simulées). Des goûts cinématographiques peu engageants qui feront l’objet d’un épisode et traumatiseront Hal (6.18).

Le chouchou d’Ida

La brutalité et le mental très limité de Reese lui valent l’admiration absolue et exclusives de ses ignobles grands-parents maternels, Victor et surtout Ida, originaires d’un improbable pays de l’Est, et n’affichant que mépris pour tout ce qui ne revient pas à détruire, dénigrer, chasser, frapper (2.15). Les parents de Lois prônent des valeurs archaïques, spartiates et sauvages, célébrant les constitutions solides, les mâles dominants, l’instinct de survie et la loi du plus fort. Reese est ainsi le seul membre de la famille qu’ils traitent correctement, et en lequel ils fondent tous leurs espoirs de perpétuation de la lignée, tandis que le cérébral et chétif Malcolm leur semble une anomalie biologique bonne à être balayée par la sélection naturelle. C’est ainsi que, plus tard, Ida va faire s’affronter les deux frères dans une série d’épreuves rituelles particulièrement douloureuses et retorses, dans l’espoir que Reese l’emporte et devienne ainsi un « barochi », un homme véritable, méritant la main d’une demoiselle (7.11). Reese échouera finalement, vaincu par Malcolm dans une épreuve qui demandait moins de brutalité que de jugeote.

Les ennemis de Reese

Justin Berfield (Reese) dans « Le grand méchant Reese » (saison 2, épisode 10).

Le fait est que Reese essuie presqu’autant de revers que de victoires, et qu’à force de semer la terreur et la violence autour de lui, il se fait autant d’ennemis que de proies dociles, quand ce ne sont pas ces dernières qui se rebiffent dans d’incroyables contre-attaques, comme Stevie lors du diner au restaurant (2.04). On observera une riposte similaire, et encore plus spectaculaire, quand ayant été provoqué en duel à la loyale par Reese, Stevie débarque avec une armure robotisée qui lui permet de marcher et décuple ses forces. Clairement l’une des plus violentes raclées de Reese ! (7.03)

Il n’est même pas rare que Reese tombe juste sur plus fort que lui. Et c’est encore plus drôle, et plus humiliant pour lui quand il s’agit d’une fille (par le met KO à la lutte (2.10)) ou carrément d’une petite fille (comme Emily, la terrible petite voisine de 6 ans aux dents acérées qui le poursuit dans tout le quartier ! (2.23). Lors du pique-nique de la compagnie de Hal, Reese vit une véritable idylle de balaises avec son coéquipier dans un jeu de pistes ; mais son acolyte le surpasse autant en centimètres qu’en kilogrammes, et au moment de ramasser leur récompense, Reese finit par terre tandis que son compagnon file avec le butin (3.11 & 3.12). Mais le plus hilarant des ennemis jurés de Reese à travers la série, c’est… une chèvre ! Dont il s’attire les foudres rancunières après l’avoir maltraitée, et qui le poursuit à travers tout le zoo (4.01).

Avec tout ça, Reese en viendrait presqu’à douter de lui-même. Constatant que tous ses frères sont des surdoués ou ont un talent particulier, le jeune homme part à son tour à la recherche de son talent (5.18). Une enquête qui va le mener tout droit à la conclusion que son plus grand talent reste encore et toujours, de cogner. Une tendance violente qui peut devenir une vertu si elle est bien dirigée, comme cela semble devenir le cas quand Reese s’improvise sentinelle et se fait le garant de l’ordre dans le quartier (3.22).

L’esprit Jackass : le prince des bêtises

En réalité, Reese et bel et bien un génie, à sa façon bien particulière. Un génie des bêtises, et en cela il est le plus digne successeur de sa plus grande idole : son grand frère, Francis. Reese s’investit à fond dans l’élaboration de ses plus ambitieuses bêtises, il se surpasse, trouve même l’énergie et la motivation d’y fournir un travail dont il est incapable ailleurs. Il y met aussi énormément d’enjeux, aussi bien pour sa réputation, que sur un plan presque créatif. Pour Reese, les bêtises et le danger, c’est un art, et c’est souvent comme de véritables œuvres lui promettant une postérité dans le quartier, qu’il aborde ses défis les plus absurdes. En cela, Reese est un parfait héritier de l’esprit « Jackass », cette émission culte qui cartonnait au début des années 2000 (époque de diffusion de la série), où une bande de trentenaires casse-cou se lançaient dans une surenchère de défis régressifs, masochistes et dangereux, provoquant l’hilarité et l’admiration de leur audience.

Cet esprit « Jackass » de Reese s’illustre tout particulièrement dans deux de ses projets de bêtise les plus ambitieux et en même temps ses plus cuisants échecs : celle de sa cascade en vélo avec un tuyau d’arrosage, où il finit par enlacer un arbre en pleurant, le caleçon baissé, et le contenu du tuyau de déversant dans son entrejambe (4.12), et celle du plongeoir, où il finit enseveli sous un tas de gravas et de feux d’artifice (6.08). Un moment que Malcolm et Dewey immortalisent justement pour le site jackass.com !

Justin Berfield (Reese) dans « Le fou du volant » (saison 3, épisode 13).

Toutes les bêtises de Reese ne sont pas aussi méditées et préparées, et certaines le prennent complètement par surprise, le jeune étant encore plus incapable de réfléchir sous pression qu’il ne l’est habituellement, comme lorsqu’il détourne sa voiture d’auto-école et qu’il embarque une camarade dans sa folle cavale sur les routes (3.13). Reese est arrêté, mais il livre une remarquable performance de conduite ! C’est encore par une réaction impulsive que le jeune homme décide de se faire expédier en Chine dans une caisse pour y réclamer vengeance à son correspondant (un chinois qui a refusé de s’excuser pour Pearl Harbor ! Comprenez bien !) (7.05).

Malheureusement pour notre curiosité, mais au grand plaisir de nos zygomatiques, la plus grosse bêtise jamais commise par Reese nous restera à jamais inconnue. En effet, elle est un tel choc pour ses parents, elle est si monstrueuse, si inconcevable et révoltante, que Hal bug complètement quand il s’agit d’en parler, et cela vaut à Reese sont ticket de sortie immédiat de la maison (5.15). Le jeune homme n’a pas d’autre choix que de se prendre un appartement. Il surprend tout le monde en se révélant incroyablement autonome, discipliné et apte à mener une vie saine, studieuse et équilibrée. Du moins avant que ses parents découvrent que tout cela ne reposait que sur une accumulation de crédits et de dettes faramineuses ! Incorrigible Reese !

Une imbécillité qui confine au génie

A l’image de certains candidats de télé-réalité, Reese est tellement idiot et tellement attardé que cela en devient presque du génie d’être aussi bête. C’est ainsi que l’on doit au personnage quelques une des répliques les plus drôles, cultes et géniales de la série. Lorsqu’il apporte son aide à Malcolm et Stevie dans leurs expériences sur les enzymes de restriction, on lui doit entre autres la découverte prodigieuse d’une mystérieuse couleur obtenue par le mélange du bleu et du jaune, et qu’il choisit de baptiser sobrement : « bleulaune ». Autre grande découverte de Reese : « il y a une autre peau, sous la peau », révélation géniale qu’il a lorsqu’il se met à peler après une trop longue exposition au soleil (6.05). Quand il s’agit de réviser pour les examens, c’est encore autre chose ! Reese a d’ailleurs bien du mal à comprendre l’intérêt de surligner l’intégralité de ses manuels ou encore de devoir faire la liste de tous les chiffres du monde (6.21).

L’intelligence et trop réfléchir n’est toutefois pas toujours un meilleur atout, et Malcolm ne cesse d’en faire les frais et de le déplorer de son côté. Reese a ainsi plusieurs occasions de constater que sa bêtise peut devenir une véritable qualité dans le bon contexte, et le jeune homme cherche à se rapprocher de ces contextes où, soudain, il est comme à sa place, parfaitement intégré, reconnu voire admiré. C’est ce qu’il va vivre durant les quelques jours du festival du désert de Burning Man où se rend la famille (7.01) ; un lieu de tous les possibles, où personne ne se juge, où plus rien n’est stupide ou ridicule. C’est aussi ce qu’il avait vécu en devenant le mâle alpha d’une meute de chiens, avec lesquels il semblait avoir beaucoup plus en communs qu’avec ses congénères humains (6.19).

Mais là où Reese a toujours excellé et le « super-pouvoir » qu’il maîtrise le mieux, c’est le fait de débrancher son cerveau. Un art auquel il initie plusieurs fois son frère Malcolm, pour simplifier la vie sentimentale de ce dernier (avec Sara (3.04)), puis avec Alison (4.04). Cette aptitude à débrancher son cerveau, à éteindre la lumière et à ne plus devenir qu’un robot en pilotage automatique, c’est très exactement ce qui va faire la valeur et le succès de Reese l’armée, suscitant l’admiration de son sergent instructeur qui n’aura jamais vu un garçon aussi dépourvu de pensée et donc aussi obéissant (5.21 & 5.22). Voilà qui rappelle encore un certain Forrest Gump…

Le Truand

Justin Berfield (Reese) dans « Le bébé – 1re partie » (saison 4, épisode 20).

Tout idiot qu’il soit, Reese sait bien se montrer intelligent quand cela l’arrange, d’une façon toute pratique se prêtant certes moins aux élucubrations qu’aux escroqueries. Le jeune homme est le roi de l’arnaque, et sait toujours tirer profit des situations, au mépris de toute moralité.

C’est le cas lorsque toute la population de la ville est confinée dans le gymnase suite à la propagation de produits toxiques. On y voit Reese mettre en place un sordide marché noir de bien vitaux, allant jusqu’à organiser des combats de diabétique pour leur dose d’insuline (2.24) ! C’est avec un même sens des affaires douteux que Reese marchande ses services de cavalier à des vieilles dames dans un cours de danse, frôlant la prostitution et le rôle de gigolo (3.08), ou encore qu’il fait payer les enfants du quartier pour prendre leur revanche sur lui et lui casser la gueule… se gardant bien de préciser que la victime des coups ne serait même pas lui (5.08) ! Le voisin de la famille, Ed, leur donne un ordinateur où des mails compromettants ont été mal effacés ? Reese exploite la situation pour faire du chantage au mari volage (3.16) !

Reese n’épargne pas sa propre famille, puisqu’il coache Dewey pour amadouer leur grand-père paternel (Walter), richissime, et ainsi décrocher le jackpot à l’héritage (4.03). Idem lorsque son propre père, Hal, victime de somnambulisme, devient une sorte de « robot-esclave » qui se plie au moindre de ses désirs et caprices (6.07) !

Les quelques personnes qui font confiance à Reese et sollicitent ses services peuvent vite le regretter, comme le prestataire de service qui lui confie un smoking et des cartes de visite pour faire sa publicité au salon du mariage (4.20). Reese balance les cartes, et utilise son nouveau costume pour s’attirer la sympathie des visiteurs. Le jeune homme s’avère incroyablement à la hauteur de la situation quand Joan, une lycéenne, l’engage comme cavalier du bal de promo, moyennant finance (7.21). Mais attention, à minuit pile, le prince charmant redevient un odieux personnage, et cela quand bien même la demoiselle était prête à aller plus loin, et gratuitement… Quand, en revanche, Reese cumule les contrats avec différents laboratoires pour tester d’innombrables médicaments et qu’il finit dans un état second, cette fois, c’est lui qui fait les frais de sa propre désinvolture (6.20).

Dans l’ultime saison, Lois mène une guerre acharnée contre Reese pour qu’il se résigne à trouver un travail (7.06), quitte pour cela à le priver de tout, même de toit et de nourriture. Le jeune paresseux trouve d’abord un travail de vendeur de climatiseur par téléphone dans lequel il excelle et fait exploser les ventes, sauvant même un client dépressif du suicide… avant de faire pression sur lui pour qu’il achète des climatiseurs (7.19) ! Dans l’épisode final de la série, on retrouve Reese prêt à tout pour garder ce qu’il considère comme le travail idéal : concierge du lycée (7.22), prêt pour cela à créer lui-même un dégât des eaux. Entretemps, Reese aura travaillé dans un contexte qui semblait idéal pour lui, au contact du sang, de la torture et de l’horreur, en plus d’être vaguement en rapport avec la cuisine : employé dans un abattoir.

Le Bon

Malgré tous ces travers, Reese révèle de bons côtés aussi touchants qu’insoupçonnés. Ces aspects sensibles sont loin d’être des qualités réchauffées venues s’ajouter tardivement au personnage. C’est dès la saison 1 que l’on découvre un autre Reese, sentimental et vulnérable, et c’est à travers ce qui restera son principal point faible : les filles.

Un grand sentimental

Sous ses airs de brutes, Reese est terriblement fleur bleue, et à la recherche d’une jeune femme à aimer, protéger, gâter et servir. Un véritable gentleman ne demande qu’à s’exprimer sous ce tas de muscles et de mauvaises manières. Mais c’est sans compter sur la maladresse du jeune homme, incapable d’exprimer normalement des sentiments trop intimes, et préférant passer par des plaisanteries potaches qui inspirent davantage la haine que l’amour. On en a un tout premier exemple dans la série, avec l’épisode fondateur où Reese est amoureux d’une jeune pom-pom girl (1.12). Halluciné de voir son frère soudain prendre soin de lui (douches à répétition) et surtout, de le surprendre en train de pleurer comme un bébé, Malcolm se laisse attendrir et lui vient en aide, lui conseillant de se rapprocher de celle qu’il aime en partageant ses centres d’intérêt. Une recommandation mal interprétée par l’intéressé qui ne va rien trouver de mieux à faire que… devenir pom-pom boy, au risque de se ridiculiser.

Prétendre partager les mêmes passions ou les mêmes idées que celles qu’il aime, quitte à mentir complètement, c’est la stratégie que ne va plus cesser d’adopter Reese avec ses futures conquêtes. Et cela peut prendre une tournure très tordue. Comme avec Christie, une infiltrée des stups avec laquelle il va se faire passer pour un drogué (5.16) ou encore Carrie, une végétarienne auprès de laquelle notre carnivore employé dans un abattoir va se prétendre végétarien (7.20). Même stratégie sournoise avec Cynthia, l’amie tête d’ampoule de Malcolm métamorphosée par la magie de la puberté, et dont Reese rêve de voir la poitrine très généreuse (3.14).

Pourtant, Reese est tout à fait capable d’avoir une relation très saine et galante avec une femme, du moment qu’il n’a pas à la conquérir et la séduire ! Par exemple s’il est déjà marié avec elle ! Oui, comme ce sera le cas dans son très éphémère mariage avec la perfide Raduca (7.12), ou alors s’il n’éprouve pour elle que des sentiments d’amitié, comme avec sa copine de régiment, Abby, une fille lesbienne qui vient passer quelques jours à la maison, et que Reese va croire amoureuse de lui, alors qu’elle en pince pour… Lois (7.08).

Lois, justement… Son plus vif et son plus profond coup de foudre, Reese va le vivre avec une mystérieuse demoiselle de son lycée, dont il retrouve le journal intime par accident dans son sac. Une lecture intense qui va passionner le garçon (qui ne lit jamais) et lui faire chavirer le cœur devant de beauté, d’intelligence et de perfection… jusqu’à ce qu’il découvre qu’il s’agit de l’ancien journal intime de sa mère (5.03) ! Un traumatisme.

C’est pourtant bien Lois qui va sortir Reese d’un autre traumatisme autrement plus grave, après qu’il ait été victime d’un cruel canular sentimental de la part de trois pestes du lycée (7.16). Folle de rage devant l’humiliation de son fils, Lois va se lancer dans une quête vengeresse et recourir aux pires coups bas pour faire payer les coupables. Reese, de son côté, aura sombré dans un catatonique, désopilant, mais témoignant aussi de la sensibilité exacerbée du jeune homme.

Un grand sensible

Justin Berfield (Reese) dans « Larves et chenilles » (saison 6, épisode 17).

Tout comme il avait découvert la nature sentimentale de son frère en l’aidant à conquérir une pom-pom girl, Malcolm découvre sa nature sensible et même poétique à l’occasion d’un devoir dont l’a chargé le professeur Herkabe : filmer Reese à son insu, et étudier son comportement (5.05). Une démarche qui révèle un Reese inédit et surprenant, doux et rêveur jusqu’à la niaiserie, qui murmure des secrets dans un arbre à vœux, qui aime les nuages et les appelle « les petits chatons du ciel ».

Des arbres, des nuages, des chatons… et des papillons. Dans un épisode, Reese n’arrive pas à se débarrasser d’une colonie de chenilles, qu’il va se mettre à choyer comme des animaux domestiques et de véritables amis (6.17). Mais quand les chenilles deviennent papillon, l’émerveillement laisse vite place à la panique !

Loin de l’univers de la lutte, des films d’horreur, et des abattoirs, Reese vit une révélation et se connecte à sa part féminine à l’occasion du concours Miss Tri-County auquel participe sa mère (6.22). Il y découvre avec stupeur qu’il est d’une beauté parfaite, et qu’il a le visage conforme aux canons absolus… d’une femme ! La déconvenue qui s’ensuit donne lieu à une des crises de larmes les plus longues et intenses de la série !

De la révélation esthétique à la véritable épiphanie spirituelle : Reese vit un choc en découvrant une peinture religieuse kitch à souhait et entreprend de rejoindre les cieux, soulevé par un amas de ballons, tel un Karl Fredricksen de Là-Haut (2009) avant l’heure ! (4.22)

Un grand altruiste

Sans que cette crise mystique ait besoin de se reproduire, Reese, tout idiot qu’il soit, tout truand qu’il sache être, peut se montrer profondément bon sans raison particulière et agir avec un véritable altruisme. Comme le dit lui-même un caustique chauffeur de limousine en voyant le jeune homme renoncer aux baisers de filles ravissantes pour ramener d’urgence le doudou de petit frère, Jamie : « Je dois dire que, pour un imbécile, vous avez du cœur. » (5.02)

Et ce cœur, Reese le met au service des affaires de celui des autres, comme Stevie avec qui il s’improvise entremetteur en lui arrangeant le coup avec une jolie fille de passage à la maison, ravi d’offrir au jeune handicapé asthmatique un flirt inespéré (3.18). Reese jouera encore les Cupidon, mais cette fois chez le troisième âge, dans une maison de retraite où il travaille et sympathise avec quelques pensionnaires (7.10).

Un grand chef

Bryan Cranston (Hal), Jane Kaczmarek (Lois), Erik Per Sullivan (Dewey) et Justin Berfield (Reese) dans « Reese aux fourneaux » (saison 2, épisode 18).

Dès la saison 3, Reese va trouver le domaine et le talent qui vont lui permettre de concilier les meilleurs aspects de sa personnalité : la cuisine, qu’il découvre à la faveur d’un atelier auquel il participe avec son père, Hal (2.18). Ce qui devait être une punition tourne à la révélation d’un don. Un don qui sera toutefois sous-exploité par rapport à ce qu’il méritait et par rapport à la musique chez Dewey. On aura malgré tout l’occasion de voir Reese se surpasser aux fourneaux dans une surenchère de plats aussi ambitieux qu’improbables à l’occasion de Thanksgiving (5.04). Un repas digne d’un palace où, une fois n’est pas coutume, c’est Malcolm qui gâchera tout en rentrant ivre et en vomissant directement dans la dinde !

Ses citations cultes

  • Assistant concierge ! « Que la serpillère, pas les formulaires » !

    - Reese
    7.22 « Malcolm président »
  • Mon boulot va consister à harceler des vieux et des malades. Je vais être payé à faire ce que j’aime !

    - Reese
    7.19 « Un vendeur est né »
  • Si elle embrasse avec autant d’ardeur que sa photo est jolie, ça va être l’extase !

    - Reese
    7.16 « La justicière »
  • C’est mortel. C’est vrai ! Tout me fatigue. Même le fait de sécher les cours devient mortel.

    - Reese
    s'ennuie
    7.17 « Une dent contre toi »
  • Pourquoi il est pas mort avant d’avoir dépensé son fric !?

    - Reese
    enterre son grand-père
    7.14 « Hal déprime »
  • On dit que l’argent peut pas acheter l’amour, mais c’est faux !

    - Reese
    7.14 « Hal déprime »
  • Le truc, c’est pas d’avoir un esclave à mon service ; c’est de pouvoir regarder mon esclave souffrir quand il est à mon service !

    - Reese
    7.13 « Mononucléose à deux »
  • J’ai compris ton petit jeu : tu dis le contraire pour me piéger, mais ça marche pas une seconde !

    - Reese
    à Lois
    7.12 « La force de l’engagement »
  • Je savais que les vieux pouvaient être gentils. Je croyais que vous étiez tous que des vieilles peaux blablatant sur le prix des choses !

    - Reese
    7.10 « L’argent ne fait pas le bonheur »
  • Plus j’y réfléchis, et plus j’en arrive à la conclusion que le travail, c’est pas pour moi. J’abandonne le travail ! Toi et papa, vous avez choisi de gaspiller votre vie à recommencer les mêmes tâches idiotes pour un patron qui vous méprise.

    - Reese
    à Lois
    7.06 « La guerre des nerfs »
  • Tu crois que ça m’amuse de chlinguer ? Je suis obligé de me sentir tout le temps, moi !

    - Reese
    7.06 « La guerre des nerfs »
  • Ce chinois est un gros nul... Quand je fais des gribouillis, moi, ça veut rien dire, mais quand c’est lui, c’est un langage !

    - Reese
    a un correspondant chinois
    7.05 « L’invasion de l’abeille tueuse »
  • On dit aux jeunes qu’ils peuvent mourir juste pour empêcher qu’ils se défoncent !

    - Reese
    7.02 « Assurance tous risques »
  • Les gens trop moches se sentent menacés par la beauté… C’est probablement pour ça que j’ai si peu d’amis !

    - Reese
    6.22 « Reine d’un jour »
  • Je fais mes maths. Je suis un peu paumé, alors je me fais une liste de tous les nombres.

    - Reese
    6.21 « Otage, ô désespoir »
  • Excuse-nous si nous on passe pas notre temps autour d’une table comme tes copains à faire des multiplications !

    - Reese
    à Malcolm
    6.19 « J’ai échangé ma maman »
  • Je me suis endormi en tabassant un gosse !

    - Reese
    6.14 « La jambe de grand-mère »
  • Vous vous souvenez du chien écrasé sur la route ? On a trouvé des tas de truc à faire avec ! Du plus horrible au plus magnifique !

    - Reese
    à ses frères
    6.08 « Sévir et protéger »
  • C’est peut-être parce que je vais avoir dix-huit ans, mais je commence à entendre une voix intérieure qui dit : « Ça, c’est dangereux ! », « Ça, c’est stupide ! », « Attention, tu vas te faire mal ! ». Avant, cette voix disait : « Ça, c’est marrant ! Tu t’en fiches, fais-le ! ».

    - Reese
    6.08 « Sévir et protéger »
  • Dites, vous le saviez que sous la peau, il y a encore de la peau ? C’est dingue ! Et moi qui faisais super gaffe tout le temps !

    - Reese
    6.05 « Kitty : le retour »
  • C’est le gras qui donne du goût aux choses ! Et c’est pour ça que dans sa grande et infinie sagesse, Dieu a créé le gras !

    - Reese
    6.04 « Pearl Harbor »
  • Je suis une super machine à combattre ! Je suis une super machine à combattre !

    - Reese
    intègre l'armée
    6.01 « Il faut sauver le soldat Reese »
  • J’ai fait une supère découverte : quand on mélange du bleu et du jaune, on obtient une nouvelle couleur ! Et je vais l’appeler « bleulaune » !

    - Reese
    5.19 « Formules magiques »
  • C’est quoi, cette odeur ? Ah, oui, je sais ! C’est le doux parfum de l’échec !

    - Reese
    5.19 « Formules magiques »
  • Malcolm est un génie et Dewey aussi est un génie. Donc, d’ici peu de temps, on découvrira que moi aussi j’en suis un !

    - Reese
    5.18 « Q.I. K-O »
  • Y a des tas de raisons de sortir avec moi : vous fâcher avec vos parents ! Rendre jaloux votre petit-copain ! Ou même par curiosité malsaine ! Ou par haine de soi ! J’en sais rien, moi, c’est pas à moi de faire tout le boulot !

    - Reese
    à un groupe de filles
    5.16 « Portes ouvertes »
  • Moi, je vis dans le monde du « on s’en tape » !

    - Reese
    5.16 « Portes ouvertes »
  • J’ai gardé un truc à négocier en cas d’urgence. Papa nous a fait une imitation de toi quand tu es aux toilettes. C’est moi qui ai la vidéo et je suis prêt à discuter !

    - Reese
    à Lois
    5.14 « Belle-famille, je vous aime »
  • Ça y est ! Rester assis des heures à faire semblant de s’intéresser, ça paye !

    - Reese
    après avoir reçu un cadeau de sa tante
    5.13 « La sœur de Lois »
  • Tu ignores tout de la puissance de mon génie. Il ressemble à un torrent qui coule dans le noir. Mais de temps en temps, pendant un petit moment, un méga éclair tombe directement dans le torrent. Et ce sera à ce moment-là que je concevrai un plan génial.

    - Reese
    5.13 « La sœur de Lois »
  • Si je n’existe pas, comment je peux le savoir, que je n’existe pas ?

    - Reese
    5.11 « Le fiancé de grand-mère »
  • Je vais me faire salement éclater la tronche pour du fric ! On vit dans la plus chouette nation du monde entier !

    - Reese
    5.08 « C’est la fête ! »
  • J’adore les nuages, ce sont les p’tits chatons du ciel !

    - Reese
    5.05 « Caméra cachée »
  • Salut, vilain copieur ! Ça va, ton anorexie ? Toujours dépressif pour cause de mère lesbienne ?

    - Reese
    à un camarade
    5.05 « Caméra cachée »
  • Avec ma première paye, j’achète la baraque et je fous les parents dehors !

    - Reese
    5.06 « Cachotteries »
  • Ce diner n’en sera pas un ! Ce soir, on va déguster Mona Lisa !

    - Reese
    prépare le repas de Thanksgiving
    5.04 « Le grand chef »
  • Il y a plein de lait qui sort des seins ? Alors... les femmes sont les vaches des êtres humains ?

    - Reese
    4.21 « Le bébé – 2e partie »
  • Dans tous les films, la fête, ils la font toujours le samedi soir ! Moi, non, le vendredi ! Parce que ça me laisse un jour de plus pour tout remettre en ordre, remplacer les trucs en cristal, trafiquer les compteurs et enterrer les morts au fond du jardin !

    - Reese
    4.18 « Plus on est de fous, moins on rit ! »
  • Quand tu nous as demandé d’aller au lit, tu nous as pas dit « immédiatement ». Tu nous laisses de la marge, alors viens pas dire que c’est de notre faute !

    - Reese
    à Hal
    4.12 « Tolérance zéro »
  • Tu vois, maman, je te trouve vachement jolie aujourd’hui. Mais bien sûr, faut savoir te regarder sous le bon angle.

    - Reese
    à Lois
    4.11 « Tu seras un homme, mon fils »
  • Bon, qu’est-ce que tu préfères ? Enlever tes dents ou les perdre ?

    - Reese
    à une vieille dame
    4.10 « Si les garçons étaient des filles »
  • Ne sortez jamais avec une fille plus intelligente que vous !

    - Reese
    4.07 « Bouche cousue »
  • Papa, je t’assure que si tu m’amènes pas au concert, moi je quitte la maison pour toujours ! Ou je reste pour toujours ! Attends-toi au pire !

    - Reese
    à Hal
    4.07 « Bouche cousue »
  • Sur cette planète, tout le monde a un jumeau diabolique !

    - Reese
    4.06 « Touche pas à ma fille »
  • Chaque fois que je commence à me prendre la tête, je chante la pub pour les mini-menthes : « C’est cool, c’est frais, ils vont vous plaire, les mini-menthes sont parfaits ! »

    - Reese
    4.04 « Sois belle et tais-toi »
  • Les cours, c’est l’arnaque ! C’est juste un plan inventé par les parents pour avoir la paix à la maison toute la journée !

    - Reese
    4.04 « Sois belle et tais-toi »
  • Tu veux que je t’offre un coup ? Je vais te frapper de toute façon, mais c’est plus drôle si tu dis oui d’abord !

    - Reese
    menace un camarade
    4.04 « Sois belle et tais-toi »
  • Grand-père, c’est le plus riche de tous ! Et il adore les enfants ! Alors, tu fais tout ce que je te dis, et au retour, on sera plein aux as !

    - Reese
    à Malcolm
    4.03 « Famille, je vous hais »
  • Je préfère mourir que rester seul avec maman !

    - Reese
    4.01 « Humilithon »
  • Y a deux semaines, j’ai bourré le mixeur de papier journal et j’y ai mis le feu ! C’était rien d’autre qu’un appel au secours !

    - Reese
    3.19 « Morceaux choisis »
  • Je dirais que je suis le méchant, le vilain. Celui qui fout tout par terre. Toutes les familles en ont un. Celui qui vous pourrit la vie à tel point qu’on n’a plus envie de rentrer parce qu’on sait qu’il vous attend. C’est du boulot, mais... ça apporte des satisfactions !

    - Reese
    3.19 « Morceaux choisis »
  • Je vais être super gentil, elle va tomber amoureuse, et un jour, elle enlèvera le haut !

    - Reese
    à propos de Cynthia
    3.14 « Confessions intimes »
  • J’ai horreur de me faire humilier ! J’ai les cours de maths pour ça !

    - Reese
    3.10 « Sexy Lois »
  • Si tous les autres ont une assurance auto, pourquoi il m’en faut une aussi ? Tous les dégâts seront couverts !

    - Reese
    3.09 « Le poisson rouge »
  • Toucher une vieille, c’est comme toucher un mort !

    - Reese
    3.08 « Poker »
  • Un raccourci, c’est quand on prend un autre chemin !

    - Reese
    3.06 « Sueurs froides »
  • Vous, comme parents, vous êtes nuls ! Vous bousillez toute note vie ! Je voudrais que vous soyez morts ! [...] D’habitude, elle répond « je vous enterrerai tous » !

    - Reese
    à Lois
    3.06 « Sueurs froides »
  • Ça se voit que ça marche pas entre vous ! Maman, il te faut un mec qui ait de la poigne ! Et à papa, quelqu’un de plus jeune !

    - Reese
    à ses parents
    3.06 « Sueurs froides »
  • On se paie une scelle, d’accord ? Une fois qu’on aura la scelle, maman dira oui pour le cheval !

    - Reese
    à Malcolm
    3.05 « Bonnes œuvres »
  • C’est peut-être moi le plus gentil en fin de compte ! Tiens, maman. Pour ta gorge. J’ai mis du miel dedans.

    - Reese
    à Lois
    3.01 « Tout le monde sur le pont »
  • Je crois que ça m’inspire, le malheur et la souffrance ! Je me surpasse, c’est fou !

    - Reese
    2.24 « Débâcle »
  • On peut pas tricher ! Maman nous tuera, et c’est très mal ! Et en plus de ça, Malcolm, maman va nous tuer !

    - Reese
    2.19 « Cours du soir »
  • C’est nul, l’empathie !

    - Reese
    2.18 « Reese aux fourneaux »
  • Je vais demander au coiffeur qu’il me rase ce côté de la tête et qu’il ne touche pas l’autre. J’aurai un style pour chaque profil. Les deux faces de mon moi intérieur !

    - Reese
    2.16 « Infraction »
  • Si le futur est comme grand-père et moi on l’imagine, les seuls survivants seront des mutants, des insectes, et moi !

    - Reese
    2.15 « Conflit de générations »
  • Regarde, Francis ! J’arrive à faire ressortir le lait par le nez !

    - Reese
    2.14 « Hal démissionne »
  • Je veux qu’ils se souviennent de moi plus tard, quand ils habiteront leur maison de rêve, avec leur femme super canon ! Ce jour-là, ils sauront que le gars qui nettoie le fond de leur piscine, il leur a cassé la tête !

    - Reese
    à propos des têtes d'ampoule
    2.08 « Thérapie »
  • Pourquoi tous mes trucs sont nazes, à moi ? Pourquoi j’ai jamais rien de joli, hein ? Ma vie est dégueulasse !

    - Reese
    2.06 « Le congrès »
  • Je fais la liste des femmes potables pour papa, puisque maman s’est tirée.

    - Reese
    à propos d'une dispute entre ses parents
    2.03 « Joyeux anniversaire Lois »
  • Maman a su qu’on mentait grâce aux phéromones. On suait la peur, et elle l’a senti. Si on ment encore, la première chose à faire, c’est prendre une douche !

    - Reese
    1.15 « Lundimanche »
  • Un tout petit groupe de "têtes d’ampoule" s’est écarté du reste du troupeau sans s’en rendre compte. Se retrouvant sans défense, ils deviennent des proies faciles pour les prédateurs. Ils sentent le danger, mais il est trop tard. Leur hésitation sera fatale.

    - Reese
    1.08 « Panique au pique-nique »
  • « Voyou » ?! J’ai jamais réussi à avoir cette appréciation ! Ça équivaut à un Oscar !

    - Reese
    à propos de son bulletin scolaire
    1.04 « Honte »
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Ses anecdotes

Poète dans l’âme

Si Reese n’a pas le Q.I. de son frère Malcolm, cela ne l’empêche pas de quelques fulgurances : on apprend dans l’épisode « Messieurs les jurés » (saison 3, épisode 20) qu’il écrit de la poésie à ses heures perdues.

Croissance difficile

La subite poussée des jeunes acteurs durant les deux premières années de tournage a contraint les scénaristes à adapter leurs histoires, les personnages de Reese et Malcolm affichant désormais des traits de véritables adolescents. Ainsi, entre le tournage des deux premières saisons, Frankie Muniz alors âgé de 14 ans, avait pris 20 centimètres et avait également mué et perdu au moins une octave dans sa voix. Ainsi, les producteurs ont tourné le premier épisode de la saison 2 en urgence pendant l’été car il se déroulait directement après le dernier de la saison précédente. C’est à ce moment-là que les scénaristes ont dû changer les histoires qu’ils avaient prévues pour leur héros, comme l’a dit Linwood Boomer :

« On a réalisé que beaucoup des histoires de fin de primaire, d’enfant de 10 ou 11 ans, qu’on avait prévu de faire n’étaient plus faisables. On a dû écrire en fonction de son âge. »

Quand je vois tes yeux

Le dernier épisode de la saison 2 nous permet de découvrir le contexte dans lequel les quatre frères sont venus au monde. Pour l’occasion de très jeunes comédiens ont été recrutés pour jouer les terreurs en culottes courtes… quitte à tricher un peu, le petit Reese étant campé par un acteur aux yeux bleus !