Résumé
Malcolm est accepté à l’Université de Harvard. Une véritable consécration pour le surdoué, sauf que la famille n’a pas le moyens de payer les études de leur rejeton, même si Hal tente d’obtenir des fonds à travers un prêteur sur gages ! Qu’à cela ne tienne, on lui propose une bourse d’études, que Lois refuse catégoriquement. Devant les foudres de Malcolm, elle s’explique : depuis longtemps, elle a songé à un avenir tout tracé pour son fils Malcolm : devenir rien de moins que Président des États-Unis à la sueur de son front, à la grande stupeur de l’intéressé, qui réalise que toute sa famille soutient Lois.
Pendant ce temps, Reese cherche à devenir le concierge du lycée, un boulot dans lequel il est certain d’être complètement épanoui. Malheureusement, il apprend que le lycée n’embauche pas d’employés pour plus d’un mois. Il décide alors de salir volontairement les locaux pour prolonger son contrat. Reese trouve une aide originale en la personne d’Ida !
Réalisant qu’ils vont bientôt quitter le foyer, Malcolm, Reese, décident avec Dewey de se débarrasser de la preuve de la plus grande bêtise qu’ils n’aient jamais faite, et qu’ils révèlent à Stevie : ils font croire un jour à Lois qu’elle était atteinte d’un… cancer ! Les deux garçons demandent donc à Dewey de se débarrasser de la radiographie compromettante, mais ce dernier hésite…
De leur côté, Francis et Piama débarquent à la maison pour la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année de Malcolm et Reese. L’aîné des garçons a trouvé du travail comme employé de bureau, mais il le cache à sa famille, et tout spécialement à Lois, par pur esprit de contradiction.
Malcolm, quant à lui, est chargé de clôturer la cérémonie de fin d’année, mais il est bien en peine à rédiger son discours.
Répliques cultes
Malcolm (À la caméra) : J’ai été accepté à Harvard ! On sait pas comment on va payer, mais on doit trouver un moyen ! C’est la fac de mes rêves ! C’est à trois mille kilomètres de ma mère !
Harvard, la fac des rêves de Malcolm
Hal : Ces gens de Harvard, c’est tous des voleurs !
Reese : Comme tout ça est étonnant ! Monsieur le roi du coefficient s’angoisse pour son avenir ? Alors que moi, je suis tranquille pour la vie !
Malcolm : Et tu trouves pas ça un peu triste comme destin de devenir concierge de son ancien lycée ?
Reese : Assistant concierge ! « Que la serpillère, pas les formulaires » !
Malcolm à Harvard, Reese concierge de son ancien lycée
Reese : Je me demande si déménager et vivre tout seul, ça va me changer… Tu crois que je vais avoir un accent ?
Malcolm : C’est pas impossible !
Question existentielle de Reese sur le fait de déménager
Reese : Il doit bien y avoir un moyen ! Et si… et si tout le bahut était vraiment sale ! Tellement sale et tellement puant, sens dessus dessous, et si dégoûtant, qu’il serait impossible de le nettoyer en juste trente jours ?
Hal : C’est magnifique dans l’idée ! Mais dans la réalité, c’est complètement irréaliste !
Reese : Ah, ouais ? On disait aussi qu’on n’enverrait jamais un homme sur Mars.
Reese veut dévaster le lycée pour rester concierge
Craig : Désolé pour notre retard, on n’arrivait pas à tomber d’accord sur notre rideau de douche !
Reese : Les dauphins, ça fait gay !
Craig : Tu crois que tous les dauphins sont gays ?
Reese : Ces dauphins-là l’étaient !
Craig : Les dauphins, ça tue les requins, j’te signale !
Reese : Et alors ? Y a des chasseurs de requins qui sont gays !
Reese et Craig, futurs colocs, en débat sur leur rideau de douche
Malcolm : Donc, monsieur Hampton, vous avez un environnement graphique et toutes les sous-routines sur 16 kilobits ? Moi, j’arrive même pas à lancer une recherche booléenne.
Cedric Hampton : Vous, les jeunes vous patinez à cause de vos barrettes de mémoire bon marché. À mes débuts, j’avais un BUS 8 bits, qui tournait à 4, 7 méga/hertz, et je m’estimais heureux !
Lois : Alors, ça, c’est fantastique ! J’ai pas compris un seul mot de ce que vous dites depuis six minutes !
Abe : Il ne faut pas être impressionné ! Évidemment, maintenant, Cedric a un jet privé et une équipe de baseball, mais il fut un temps, pas si lointain, où son petit nom, c’était « pipi au lit », ah, ah ! Tu t’en souviens ? Tu t’en souviens ?
Cedric Hampton : Ouais, y a pas si longtemps, quelqu’un m’a demandé de l’argent. Tu t’en souviens ? Tu t’en souviens ?
Abe : Hmm, oui.
Cedric Hampton : Bien. Je ne suis pas là pour faire des mondanités. J’ai vu les programmes que vous avez fait ensemble. Algorithme de serveur à serveur, le simulateur d’évolution, c’est très bon !
Stevie : Il croit qu’on est… tous les deux des génies !
Cedric Hampton : En tout cas, je vous crois assez bon pour vous offrir un contrat de deux ans, avec tous les avantages et des stocks options d’une valeur d’au moins six chiffres chacune !
Hal : Oh, bah dis donc ! Ça fait combien, six chiffres ?
Cedric Hampton : C’est pas par charité, mon garçon. Vous n’êtes pas encore trop cher pour moi. Mais, il me faut une réponse tout de suite, sinon, ça n’en vaut pas la peine !
Malcolm : Eh bien, je…
Lois : C’est une offre très généreuse, monsieur Hampton, mais c’est non !
Malcolm : Maman, qu’est-ce…
Lois : Malcolm ira à l’université poursuivre ses études ! Mais nous vous remercions du fond du cœur !
Malcolm : C’est à moi qu’il a demandé, pas à toi !
Cedric Hampton : Je comprends tout à fait, madame. C’est à vous que j’aurais dû m’adresser. Je retire donc mon offre. [À Malcolm] Désolé, c’est un travail intensif où on doit avoir le soutien total de sa famille ! N’en voulez pas à votre mère, elle ne fait ça que pour votre bien… qui sait ce que je serais devenu si j’étais allé en fac… ?
Malcolm voit le boulot de ses rêves lui passer sous le nez à cause de Lois
Malcolm : Vous savez quoi ? En fait, je suis content ! C’est tout à fait approprié ! À cet instant, ma vie ressemble exactement à ce que je ressens ! Comment t’as pu me faire une chose pareille !
Lois : Tu allais accepter de travailler pour lui ! On pouvait quand même pas te laisser foutre toute ta vie en l’air !
Malcolm : En quoi, devenir riche, c’est foutre toute ma vie en l’air ?
Lois : C’est pas la vie que tu es censé avoir ! La vie que tu es censé avoir, c’est aller à Harvard ! Obtenir toutes les bourses et rafler tous les prix qui existent ! Être le premier de tous tes cursus et commencer ta carrière dans la fonction publique, ou alors comme procureur, ou directeur d’une ONG ! Ensuite, tu seras gouverneur d’un état, et tu deviendras Président !
Malcolm : De quoi ?
Lois : Des États-Unis d’Amérique !
Malcolm : Papa ?
Hal : Navré, fiston. Mais c’est vrai !
Francis : On croyait que tu le savais !
Hal : Nous, on avait des ambitions plus modestes. Mais toi, tu mettais la barre toujours plus haut !
Malcolm : Et si je veux pas devenir Président ?
Lois : C’est trop tard, maintenant ! Tu dois le faire !
Malcolm : Oh, tu crois ? Tu as déjà choisi mon axe politique sur les impôts et les taux d’intérêt ? Et les principes de ma politique étrangère ?
Lois : Mais on s’en fiche de ça ! Ce qui est important, c’est que tu seras la seule personne à ce poste à te sentir enfin un tant soit peu concerné par les petites-gens tels que nous ! Ça fait des milliers d’années qu’on est du mauvais côté du manche, et en ce qui me concerne, j’en ai plus qu’assez ! Alors, tu vas devenir Président, monsieur le génie, un point c’est tout !
Malcolm : Ça t’est jamais venu à l’esprit que j’aurais pu accepter ce travail et devenir vachement riche, et après envisager de devenir Président ?
Lois : Bien sûr que si ! Mais on a décidé que non !
Malcolm : Pourquoi ?
Lois : Parce que tu n’aurais pas été un bon Président ! Tu n’aurais pas assez souffert !
Malcolm : Attends, tu plaisantes ou quoi ? J’ai souffert toute ma vie ?
Lois : Je suis désolée, c’est loin d’être suffisant ! Tu sais ce que c’est que d’être pauvre et aussi de travailler dur. Maintenant, tu vas apprendre ce que c’est de laver par terre et de bosser comme un âne, et de devoir en faire deux fois plus que les autres autour de toi ! Sans que ça ne change rien, parce qu’ils continuent à te regarder de haut ! Et toi, t’essaieras de leur plaire à tout prix, et eux ils n’en auront rien à faire ! Et ça te brisera le cœur ! En revanche, il sera plus fort et plus grand, tu ouvriras enfin les yeux, et là tu sauras qu’il y a mieux à faire que de prouver qu’on est le plus intelligent du monde ! Je suis désolée, Malcolm, mais ton chemin ne sera pas facile ! Tu n’auras pas une vie amusante et légère, dans le luxe et l’argent.
Hal : Ça, ce sera Dewey !
Dewey : C’est vrai ?
La destinée de Malcolm écrite à l’avance par sa famille
Francis : Je bosse depuis deux mois. C’est vachement grand comme entreprise ! Je travaille dans un petit cube, entouré par des centaines d’autres petits cubes, à entrer plein de nombres dans mon ordinateur… et j’adore ça ! J’adore absolument tout. J’adore la stabilité. J’adore recevoir mon chèque. J’adore ma place de parking. J’adore les blagues stupides que je reçois par mail…
Hal : Oh, tiens, tu la connais, celle des deux irlandais ?
Francis : Ah, ah ! Un grand classique !
Francis adore son modeste travail d’employé de bureau