Frankie Muniz (Malcolm), Justin Berfield (Reese) et Erik Per Sullivan (Dewey) dans "Il faut sauver le soldat Reese" (saison 6, épisode 1). © Twentieth Century Fox Film Corporation

« Il faut sauver le soldat Reese »

Saison 6, Épisode 1

Synopsis

Lois se rend au bureau d’administration de l’armée pour convaincre les employés que son fils Reese doit être dégagé de ses obligations. Furieuse que l’armée tarde à rapatrier son fils, elle décide de partir elle-même le chercher… à Kaboul. Malcolm, rongé par le remords d’avoir trahi son frère, décide d’offrir ses services dans un hôpital afin d’aider de vieux vétérans.

Résumé

Dewey taquine Malcolm au sujet de Reese. Ce dernier a déserté la maison depuis un moment car Malcolm lui avait volé sa petite amie. Mais Malcolm est rongé par le remord et décide d’offrir son aide dans un hôpital afin d’aider de vieux vétérans. Il se rend vite compte que la tâche est assez répugnante, d’autant plus qu’il emporte avec lui les tranquillisants des pensionnaires, estimant qu’ils pourront enfin s’épanouir sans ces drogues. Mais les effets ne sont pas ceux escomptés…

Lois se rend au bureau d’administration de l’armée pour convaincre les employés que son fils Reese doit être retiré de ses obligations : il n’a pas l’âge minimum pour rester soldat. Mais même avec cet argument en poche, on lui précise que Reese ne pourra être libéré avant son engagement de six mois. Scandalisée, Lois doit se faire escorter pour rentrer chez elle.
Hal décide à son tour de se rendre au bureau de l’armée, et apprend que son fils bénéficie d’une allocation en tant que soldat, un avantage non négligeable.

Pendant ce temps, Reese, fraîchement débarqué par avion en Afghanistan, prend la poudre d’escampette lors d’un combat en situation réelle, au lieu d’affronter les ennemis. Livré à lui-même, il revêt une tenue de femme afghane et erre à travers tout le pays à la recherche d’un moyen pour rentrer chez lui.

C’est alors que Lois, qui enfin parvenue à soutirer des informations à un officiel, part au secours de son fils.

Détail des intrigues

Hal revient sur les derniers événements qui ont bouleversé la vie de sa famille, son procès, la folie de Lois et principalement la disparition de Reese qui s’est engagé dans l’armée et dont la localisation exacte reste inconnue. La petite fille qui écoute Hal s’impatiente et lui demande de faire un choix. Hal opte pour les tuiles chocolat/menthe…

Lois fait toutes les démarches pour retrouver Reese et apprend qu’il s’est engagé dans l’armée sous une fausse identité et qu’il a été envoyé au combat en Afghanistan. Furieuse que l’armée tarde à rapatrier son fils, elle décide de partir elle-même le chercher à Kaboul…

En apprenant que son frère se retrouve indirectement au front en plein Afghanistan par sa faute, Malcolm se sent coupable et se porte volontaire pour assister des vétérans dans une maison de retraite militaire…

Reese est parachuté en Afghanistan. Une fois à terre, effrayé par la brutalité des combats, il déserte. Ainsi commencent les pérégrinations de Reese dans le Moyen-Orient…

Anecdotes

  • Ce premier épisode de la saison 6 est le premier depuis l’épisode pilote où l’action se déroule principalement à la maison, et où la famille n’organise pas une sortie. Dans la saison 2, ils rentraient du parc aquatique tandis que Dewey essayait tant bien que mal de revenir à la maison ; dans la saison 3, ils partaient en vacances avec les Kenarban dans un bateau sur un lac ; dans la saison 4, ils passaient la journée dans un zoo ; dans la saison 5, ils partaient en week-end à Las Vegas. Dans le premier épisode de la saison 7, ils organiseront de nouveau une sortie, cette fois-ci au festival de Burning Man.

  • Dans la version originale, Hal souhaite que son fils Reese reste à l’armée pour bénéficier plus longtemps d’une allocation, alors que dans la version française, c’est lui-même qui envisage de s’engager.

  • Christopher Masterson (Francis) n’apparaît pas dans cet épisode. Même s’il reste crédité dans les génériques, l’acteur n’apparaît que dans quelques épisodes des saisons six et sept, et toujours avec la famille. On était habitué à le voir à part dans des lieux inhabituels (l’école militaire dans les saisons 1 et 2, en Alaska dans la saison 3, et au Texas dans le ranch Grotto dans les saisons 4 et 5).

Répliques cultes

Lois (Furieuse, à propos de Reese) : […] Six mois ! Ils ne le rapatrieront ici que dans six mois, tu te rends compte ?

Malcolm (À la caméra) : Elle a peur qu’il se fasse tuer là-bas ou alors ça la rend malade de pas le faire elle-même ?

Lois furieuse d’apprendre que Reese est en Afghanistan

Hal : […] Calme-toi ! Et laisse notre armée…

Lois : J’ai pas confiance en l’armée ! Ce qui veut dire que sa famille doit l’retrouver ! Et j’ai pas confiance en cette famille ! C’est donc à moi d’le retrouver !

Lois n’a confiance en personne sauf elle

Malcolm : L’armée ? Quoi, ça te surprend de la part de gens qui donnent un lance-rocket à Reese ?

Lois : Ah, oui, j’oubliais ! C’est rien que de la faute de l’armée si ton frère risque sa vie !

Hal : Arrête ! On peut pas en vouloir à Malcolm de lui avoir volé sa petite amie et d’avoir provoqué toute cette pagaille !

Malcolm : Hein ?

Hal : À cet âge-là, ils ne sont qu’hormones mâles en éruption et égocentrisme monstrueux ! Ils ne sont tous que des monstres corrompus !

Lois : Tu arrêtes de le défendre tout le temps ? Et tu viens m’aider à faire le diner !

Dewey : Super ! Soupe à la grimace. Merci beaucoup !

Hal défend Malcolm… ou pas

Reese : Je suis une super machine à combattre… Je suis une super machine à combattre… Je suis un robot ! Les robots c’est cool… Y a plein de robots dans les BD ! J’adore les BD ! J’adore les gâteaux ! Les gâteaux… les gâteaux… les gâteaux… Mais pourquoi les gâteaux ? C’est pas à ça que j’dois penser ! Euh, un truc qui rime avec gâteaux… cadeau… sanglots… cabot… eau… gâteau… Gâteau ! Non, ah non. Gâteau… Bande dessinée, combat de robot… machine à combattre ! Moi ! Je suis une super machine à combattre ! Je suis une super machine à combattre ! Je suis une super machine à combattre !

Le monologue du soldat Reese parachuté

Malcolm : J’ai fait une liste de toutes les horreurs que Reese m’a fait subir. 

Dewey : Une liste ?

Malcolm : J’en ai marre d’avoir toujours à me justifier ! Quoi que j’aie pu faire à Reese, ce sera moins pire que ce qu’il m’a fait ! Et tout est inscrit là, sur cette liste !

Dewey : Alors on avoue enfin qu’on a des listes ? La mienne commence en 95, et toi, elle date de quand ?

Malcolm : Euh… le 3 octobre 1996, débarbouillage à la pizza ! Le 10 juillet 97, mise en orbite dans le parc ! Les mégas bleus du millénaire, la molaire qui est dans le jardin, le beignet à l’essence à briquet ! C’est pire que de se faire souffler sa copine !

Dewey : J’en sais rien. Ton beignet, là, c’était ton premier amour ?

Malcolm : Oh, la ferme ! J’estime que j’avais le droit ! Et j’me suis pas encore assez vengé !

Dewey : Alors vous serez quitte quand il sera mort ?

Malcolm : J’ai pas dit qu’il allait mourir, t’es dingue !

Dewey : Malcolm, il a failli s’étouffer avec un paquet de levure !

Malcolm : Et moi, je dis que cet idiot n’a que ce qu’il mérite, et c’est tout ! Non, il mérite pas ça. C’est le genre de bêtises que lui pourrait dire. J’suis pas comme Reese. J’veux pas devenir aussi débile que lui, je vaux quand même mieux que ça !

Dewey : Bah, toi, alors ! Pour un mec qui a tué son frère, t’es gonflé !

Malcolm essaie de justifier son attitude avec Reese

Lois : Vous savez, Sergent… nous ne sommes pas si différents. C’est vrai, quand on y pense, on fait le même boulot, vous et moi. On s’occupe d’une bande d’ados irresponsables et sans cervelle, et on essaie d’en faire des hommes vaguement utiles à notre monde.

Sergent Hendrix : C’est un sacré défi, madame !

Lois : Tenez, l’autre jour, l’un de mes fils a essayé de repasser sa chemise alors qu’il l’avait sur lui !

Sergent Hendrix : Et l’une de mes recrues a interrompu une manœuvre parce que son fusil lui faisait vraiment trop mal à l’épaule !

[Rires]

Lois : Vous les avez tous faits souffrir pour la faute de celui-là ?

Sergent Hendrix : Évidemment ! Mais on dirait que ça ne sert à rien ! C’est ahurissant la quantité de punitions qu’on doit leur infliger !

Lois : Oh, comme vous dites ! Je me demande où je trouve le temps de pouvoir faire autre chose ! Est-ce que vous avez essayé de faire le contraire ?

Sergent Hendrix : Comment ça ?

Lois : Accorder à l’un d’entre eux des privilèges sans aucune raison…

Sergent Hendrix : Ça donne des résultats ?

Lois : Des résultats fantastiques ! Les autres ne savent pas comment lui a obtenu tous ces privilèges, ils deviennent tous irréprochables afin de les obtenir aussi. Et le privilégié, lui, devient méfiant et paranoïaque ! Et il vous informe de tous les coups en douce.

Sergent Hendrix : Ça a l’air prodigieux… Euh, ça vous ennuie si je vous l’emprunte ?

Lois : Je vous en prie, Sergent ! Et celui-là, vous le connaissez ? Ils doivent se punir mutuellement. Ça entretient leur créativité, ça les empêche de comploter contre vous.

Sergent Hendrix : Chouette !

Lois : On peut aussi mixer leur petit-déjeuner et leur diner et tout mélanger pour que ça devienne une sorte de pâte grise. Ils la mangent quelque fois ! Celui-là, il est très marrant !

Sergent Hendrix : Vous êtes une artiste !

Lois : Non, non ! Seulement un amateur éclairé, rien de plus, Sergent !

Mère de famille et sergent instructeur, même boulot

Malcolm : C’est quoi leur problème ? On dirait tous des zombies ?

Infirmière : C’est les pilules qui les mettent dans cet état… Sauf Kowalski, lui, on l’a amené comme ça !

Malcolm : Vous devriez pas leur en donner autant ! J’faisais la lecture à Donaldson et j’ai vu une abeille sortir d’un de ses trous de nez !

Malcolm et les vétérans sous médicaments

Reese : J’en peux plus… j’ai plus de forces…

M. la Gaufre : Est-ce une façon de commencer sa journée ?

Reese : Monsieur la Gaufre ?

M. la Gaufre : Reese, tu ne peux pas renoncer ! Accroche-toi ! Tu dois continuer !

Reese : Vous savez pas ce que j’ai traversé ! On m’a tiré dessus, pris en chasse, épousé ! Quand le mec a découvert que j’étais pas une fille, ça a même pas été une clause d’annulation !

M. la Gaufre : Je sais que c’est dur ! Mais tout ce qui vaut la peine est difficile ! Quand les cours de la bourse sont déplorables, est-ce que Monsieur la Gaufre s’écroule ? Non ! Jamais de la vie ! Il parfume chaque bouchée d’une délicieuse saveur !

Reese : J’crois que j’peux plus bouger…

M. la Gaufre : Tu dois te relever ! Tu dois rejoindre ta famille et tes amis ! Retrouver ton pays ! Ces gens ne savent pas ce que c’est qu’un petit-déjeuner ! Ils font des sortes de beignet avec les restes de riz de la veille ! Tu imagines ? Est-ce là ta conception du petit déjeuner ?

Reese : Non, mais…

M. la Gaufre : Veux-tu retrouver mon délicat arôme de beurre ?

Reese : Oh, oui, vous le savez bien…

M. la Gaufre : Reese, écoute-moi ! J’ai 30 % de myrtille en plus dans chaque paquet désormais !

Reese : Mes jambes…

M. la Gaufre : À incorporer avant la cuisson…

Reese : … Elles restent juteuses si elles sont à part ! [Reese se relève] Il faut que je rentre à la maison !

M. la Gaufre : Je suis fier de toi, petit !

Reese : Et qu’est-ce qui est arrivé à Madame la Gaufre ? Elle était bonne !

M. la Gaufre : Ah, oui, comme tu dis ! Mais elle a pas réussi à accrocher le cœur de cible des filles de 3 à 18 ans, alors…

Reese en plein désert et M. la Gaufre

Malcolm : J’ai encore une bonne nouvelle ! Dieu a décidé que je ne méritais pas de me racheter ! Je vais passer tout le reste de ma vie à me ronger de culpabilité !

Dewey : Mouais… Moi, j’essaie de composer un requiem pour lui. Pas évident d’être dans l’esprit avec un feutre à paillettes !

Pas de rédemption pour Malcolm

Malcolm : C’est trop bizarre ! C’est comme si toute ma vie j’avais rêvé qu’il arrive un truc horrible à Reese et… maintenant que c’est fait…

Dewey : Il te manque ?

Malcolm : Ouais…

Dewey : Moi, c’est pareil… Tu te souviens quand il m’a rasé les sourcils ? Il me les a collés sur le front pour que j’aie l’air étonné… C’était du pur génie !

Malcolm : Tu te souviens du bonheur dans ses yeux, le matin de Noël quand j’ai fracassé mon cadeau ? Quoi que je fasse, j’ai jamais réussi… à donner au visage de maman cette belle couleur presque pourpre que lui il… « spéciale pourpre Reese ».

Hommage à Reese