Jane Kaczmarek (Lois) et Bryan Cranston (Hal) dans "Opéra" (saison 6, épisode 11). © Twentieth Century Fox Film Corporation

« Opéra »

Saison 6, Épisode 11

Synopsis

Dewey veut écrire un opéra, mais ne trouve pas d’histoire pour le fil conducteur de sa mélodie. Il puise enfin son inspiration dans la scène de ménage de Lois et Hal, ce dernier reprochant à Lois de mettre de la distance après qu’elle a acheté un matelas plus large. De son côté, Malcolm découvre le street luge, un sport dangereux auquel s’adonnent des adolescents sur des rues en pente.

Résumé

Lois achète un nouveau matelas pour le lit conjugal, qui se trouve être plus large que le précédent. Hal le prend mal, pensant qu’elle veut mettre de la distance entre eux.

Pendant ce temps, Dewey veut écrire un opéra, mais ne trouve pas d’histoire pour le fil conducteur de sa mélodie. Mais il trouve enfin son inspiration dans la scène de ménage de Lois et Hal.

De son côté, Malcolm découvre le street luge un sport dangereux auquel s’adonnent des adolescents sur des rues en pente. Il doit faire face à un redoutable adversaire qui le bat systématiquement, et qui semble déjà connaître toutes ses astuces…

Détail des intrigues

Lois demande si les placards de la cuisine sont bien sécurisés pour Jamie. Hal la rassure et on découvre alors que le système de sécurité tient sur Reese qui se cache dans un placard prêt à hurler dès que Jamie tente d’ouvrir une porte…

Lois a acheté un nouveau matelas plus confortable. Hal est très contrarié de voir qu’il est aussi plus grand que le précédent et prend cela comme une tentative tacite de mettre de la distance entre eux. Lois essaie de raisonner Hal, mais rien n’y fait. De là, le couple va de dispute en dispute…

Bouleversé par un opéra qu’il a regardé à la télévision, Dewey décide d’en écrire un. Alors qu’il cherche désespérément une intrigue, il a soudain l’idée de s’inspirer du drame que vivent ses parents avec leur nouveau matelas.

Dans l’imagination de Dewey, les disputes de Lois et Hal se transforment en somptueuses scènes musicales où Glacienda et Don Argento, les amants maudits, se déchirent autour de leur couche nuptiale…

Malcolm découvre un sport urbain à la mode et réputé très dangereux : la street luge. Enthousiaste, il se fabrique lui-même une luge et s’empresse de l’essayer. Dans une descente endiablée, il se fait percuter par un mystérieux street luger muni d’un équipement professionnel. Furieux, Malcolm a soif de vengeance. Il ignore que son mystérieux rival n’est autre que Stevie…

Sur les airs délicats et poignants d’un opéra, on assiste aux tragiques premiers émois amoureux de Jamie avec sa petite voisine…

Anecdotes

  • Le synthétiseur sur lequel joue Dewey dans la dernière scène de l’épisode porte la marque fictive de Sydnor. Ce nom n’est pas choisi par hasard ! Il s’agit d’un clin d’œil à Charles Sydnor qui n’est autre que le compositeur des musiques originales de la série, et dont le nom apparaît dans le générique de fin.

  • Si c’est bien Bryan Cranston (Hal) qui chante (y compris en version française, puisque les chansons ont été sous-titrées et non pas doublées), ce n’est pas la voix de Jane Kaczmarek (Lois) qu’on entend lorsqu’elle chante.

  • Frankie Muniz n’en est pas à ses premiers pas de street luge pour la télé ! En 2000, il tenait le rôle principal du téléfilm Miracle sur la deuxième ligne, où il devenait champion de course de caisse à savon.

  • Dans l’épisode 6.08 – « Sévir et protéger », Reese dit que sa voix intérieure qui lui dit de faire des choses dangereuses devient de plus en plus silencieuse, et est peu à peu remplacée par la voix qui lui dit que c’est trop dangereux et qu’il pourrait être blessé. On en a l’exemple ici : il dit immédiatement que la luge est trop dangereuse et qu’il pourrait mourir.

  • Pendant l’ode que chante Hal à Lois, il chante « Tu sais comme je panique quand je vois un singe ». Il s’agit d’une référence à l’épisode 3.22 – « Héros malgré lui », dans lequel lui et Craig ont fait face à un capucin détraqué.

  • Les chansons originales de cet épisode ont valu une nomination à la série aux Emmy Awards dans la catégorie « Meilleures musiques et paroles ».

Répliques cultes

Malcolm : C’est d’un ennui mortel.

Reese : Ouais, mais c’est ta faute ! Fallait pas inviter Stevie ! Il a le droit de rien faire, alors personne ne fait rien ! Ou alors, des trucs bidons et débiles !

Malcolm : Hé, j’te signale qu’il est pas sourd !

Stevie : Chacun s’amuse… comme il peut !

Reese : Eh ben, voilà ! C’est exactement ce que je veux dire ! Ce serait marrant si c’était moi qui lisais ça ! Mais quand c’est toi qui le lis, c’est pas drôle, c’est déprimant ! On s’ennuie et on déprime ! Merci, Stevie !

Malcolm : Bon, ça va, Reese !

Reese : Bah, non, ça va pas ! Moi, ça me gonfle ! Je trouve ça horrible qu’il ait tout le temps sous le nez des trucs qui lui seront interdits toute sa vie ! Tu serais peut-être plus heureux si on t’enfermait dans une sorte… de bulle !

Reese en a assez du handicap de Stevie

Hal : Donc, tu as acheté un nouveau matelas, sur un coup de tête ? 

Lois : On dormait sur une vieille gaufrette avachie, vieille de plus de vingt ans ! C’est pas du luxe !

Hal : Tu en as choisi un qui est nettement plus grand…

Lois : C’est exact, oui, il est un petit peu plus grand.

Hal : Donc, tu seras plus loin !

Lois : Sans doute, de quelques centimètres.

Hal : Alors, c’est pour ça ? Tu veux qu’il y ait plus de distance entre nous…

Lois : Hal ! Ça n’a rien à voir ! Je l’ai pris parce qu’il était en soldes chez le marchand de literie !

Hal : Une occasion pareille, fallait pas la rater, hein ? C’est intéressant de voir comment les choses s’organisent !

Lois : En quoi, c’est intéressant ?

Hal : Eh bien, d’abord tu changes de matelas pour un bien plus grand, et puis il arrive un moment où même un gigantesque matelas ne met plus assez de distance entre ton corps et celui de l’horrible monstre que je suis ! Alors tu vas dormir dans l’autre chambre, et à la longue, on n’échange plus que des formules de politesse courtoises ! Jusqu’au jour où tu me diras « Hal ! Si on se disait tout haut ce qu’on pense tout bas depuis des mois ! ». Et moi, je finirai tout seul dans un appart, à table avec une ampoule qui se balance, pendant que toi, tu seras sur une plage à Ibiza, en train de te faire enduire de beurre de cacao par ton amant dont tu ne voudras à aucun prix être éloignée !

La crise de jalousie de Hal avec le nouveau matelas

Reese : Quoi ? Qu’est-ce t’as, toi ? Tu pleures ?

Dewey : Bin, je me suis assis et ensuite… cet opéra est arrivé jusqu’à moi. Des gens qui hurlent, qui se détestent, exactement comme notre famille, mais avec de la musique ! Toutes les voix combinées entre elles, en un contrepoint qui souligne toute la futilité de leur existence ridicule ! Avec le thème de la fugue en mineur déjà là dissimulé au cœur de la mélodie subdominante depuis la… toute… première… mesure.  

Reese : Moi, tout ce que j’ai compris, c’est « frappe-moi, Reese ! Frappe-moi, et continue de me frapper ! ».

Malcolm : Euh, ouais, c’est à peu près l’esprit !

Reese a une révélation devant un opéra à la télé

Dewey : Non, non, et non ! L’un comme l’autre, vous n’êtes pas dans votre personnage ! Glacienda, tu as sacrifié ton avenir pour une famille qui ne t’en est même pas reconnaissante ! Tu sens monter des bouffées de colère, tu es au bord de l’explosion ! Et toi, Don Argento, la vie ne t’a rien offert, sauf cette femme que tu adores ! Tu détestes ton travail, tu n’as aucun ami, et tu es en train de la perdre !

Chad : Dewey, quand t’as dit que Jamie mouille sa couche, il faudrait que je me fasse pipi dessus ?

Dewey : Non.

Chad : Même le jour du spectacle ?

Dewey : Si ça rame au deuxième acte.

Glacienda (Lois) et Don Argento (Hal) vus par Dewey