Bryan Cranston (Hal) et Jane Kaczmarek (Lois) dans "Tous coupables !" (saison 7, épisode 15). © Twentieth Century Fox Film Corporation

« Tous coupables ! »

Saison 7, Épisode 15

Synopsis

Lois et Hal rendent visite à Francis pour sa première année de sobriété. Mais lors de la cérémonie des Alcooliques Anonymes, les deux parents découvrent que Francis considère Lois comme l’unique cause de son mal-être. Pendant ce temps, Dewey découvre la clé de la voiture de Hal. Il est prêt à la donner à Malcolm et Reese, mais se ravise lorsqu’il constate que ses frères n’ont aucune intention de l’emmener avec eux.

Résumé

Lois et Hal rendent visite à Francis qui fête ses un an de sobriété. Mais lors de la cérémonie des Alcooliques Anonymes, les deux parents découvrent que Francis estime Lois comme l’unique cause de son mal-être.

Pendant ce temps, Dewey découvre la clef de la voiture de Hal. Il est prêt à la donner à Malcolm et Reese, mais se ravise lorsqu’il constate que ses frères n’ont aucune intention de l’emmener avec eux. Malcolm et Reese commencent donc à le torturer pour obtenir le précieux sésame. Encore faut-il savoir quoi faire avec la voiture…

Détail des intrigues

Sur le canapé, Reese s’amuse à appuyer sur les tempes de Dewey avec son doigt. Suite à une plainte de Dewey, Lois ordonne à Reese de se tenir à l’autre bout du canapé. Reese continue de taper sur la tête de son frère, mais cette fois avec une batte. Lois envoie Reese dans sa chambre où il s’arme de crayons et de ruban adhésif. Sur le canapé, Dewey regarde tranquillement la télé. Une longue canne constituée de crayons collés les uns aux autres s’approche de sa tête…

Lois et Hal partent pour le week-end chez Francis qui fête sa première année de sobriété aux alcooliques anonymes. L’occasion pour les garçons d’avoir la maison pour eux tout seuls…

En panne d’inspiration, Malcolm et Reese s’ennuient, jusqu’à ce que Dewey leur annonce qu’il a trouvé un double des clés de la voiture d’Hal dans le garage. Ravis, Malcolm et Reese passent de longues heures à débattre sur leur itinéraire, ignorant totalement les suggestions de leur petit frère. Alors que l’heure du départ a enfin sonné, Dewey leur apprend qu’il a caché la clé…

Hal et Lois découvrent le triste appartement de leur fils aîné. Francis s’est enfin trouvé un nouveau métier en se lançant dans une douteuse affaire de sculptures de cristal au laser. Pour ouvrir son commerce avec Piama, il a besoin de l’aide financière de ses parents. Francis laisse un temps de réflexion à Hal et Lois et les emmène à la soirée qui lui est consacrée aux alcooliques anonymes…

Anecdotes

  • Cet épisode ayant été diffusé dans d’autres régions francophones avant la France, son titre officiel est « Les alcooliques anonymes » en Suisse et au Canada.

  • La carte sur laquelle Malcolm dessine un cercle est une carte de Las Vegas à l’envers.

  • Cet épisode revient sur l’intrigue de Francis et son un problème d’alcool, introduite dans l’épisode 6.16 – « Chose promise, chose due »… et révèle que Francis n’a en fait jamais eu de dépendance à l’alcool !

Répliques cultes

Reese : Je m’ennuie…

Malcolm : Les parents sont partis ! Tu veux qu’on fasse des blagues au téléphone ?

Reese : Non. Je dois vieillir. J’ai plus d’inspiration.

Malcolm : On met une bombe dans la boite à lettres de la voisine ?

Reese : Quel intérêt ? Elle nous courrait après, aurait une crise d’asthme, les autres voisines appelleraient « police secours », et je m’en tirerais comme ça parce qu’elle se serait évanouie. Ça ne me procurerait aucun plaisir.

Malcolm : T’as raison. Terroriser les mêmes vieux voisins après toutes ces années, ça nous excite plus… P’t-être qu’on a mûri ! P’t-être bien que ça nous éclate plus de terroriser les gens ?

Dewey : Hé, les gars ! J’ai creusé un trou dans le garage et j’ai trouvé la seconde paire de clé de la voiture de papa.

Reese : Hein ?

Malcolm : T’as compris ce que ça veut dire ?

Reese : Qu’on peut rayer les autres voitures avec !

Malcolm : Non ! Qu’on peut se déplacer, et aller dans la ville d’à côté !

Reese : Et on va rayer les voitures là-bas !

Malcolm : Oui, rayer les voitures, installer des mini-bombes chez d’autres voisins, et en plus conduire une voiture sans avoir les parents sur le dos et faire tout ce qu’on a envie ! Et les flics nous arrêtent, ils accuseront nos parents de nous avoir abandonnés ! C’est le crime parfait !

Dewey : On va aussi aller jouer aux arcades !

Reese : Aux bornes d’arcades ? Non, mais t’as douze ans ou quoi ?

Dewey : Ouais.

Malcolm, Reese et les clés de voiture de Hal

Francis : Du cristal sculpté au laser ! La fusion parfaite de la science et de l’art !

Hal : Cette sculpture est impressionnante… on voit chaque détail de cette nudité imaginaire…

Piama : C’est moi.

Hal : Ah ! Oh !

Le nu de Piama en sculpture de cristal au laser

Malcolm : OK. On a douze heures devant nous, et trente litres d’essence. Voici notre périmètre de destruction.

Reese : Tellement à accomplir, en si peu de temps ! Si on commençait par mon instit de CM1 ?

Malcolm : Si on s’occupe de lui, on pourra pas montrer nos fesses aux filles du lycée !

Reese : Mais non ! Montrer ses fesses, c’est ringard ! À voir tes suggestions, je me demande bien si t’as vraiment envie de venir !

Malcolm : Si on s’occupe de ton instit, je pourrai pas faire du canoë dans le jardin de mon vieux prof de basketball !

Dewey : Si on allait aux arcades ! 

Reese : Pas maintenant, Dewey ! Bon, d’accord, je te laisse faire du canoë.

Malcolm : Génial ! 

Reese : Ça te dirait d’aller à l’exposition féline qui va avoir lieu ?

Malcolm : Si tu me piques un coyote, je te conduis à l’expo, si tu veux !

Dewey : C’est la même route pour aller aux arcades !

Malcolm : Dehors !

Reese : Alors, on va pisser dans les boites à lettre de la cinquième avenue, ou quoi ? J’ai déjà bu trois litres d’eau ! Si on y va pas tout de suite, je vais éclater !

[Ellipse]

Malcolm : Décide-toi, Reese ! On y est presque ! Il te faut vraiment cinq minutes pour cogner ton ex-partenaire de chimie ?

Reese : Ouais. Pourquoi faire un truc si c’est pour pas le faire bien !

Malcolm : D’accord. Tu crois que t’arriverais à le tabasser en étant à l’arrière de la voiture ?

Reese : Où tu veux en venir ?

Malcolm : Après notre petite balade au cimetière, on ira prendre ton ex-partenaire de labo. Quand on aura fini avec lui, on pourra foncer dans la rue piétonne avec notre voiture. Et on fera du slalom entre les vieux au moment où ils vont tous faire leur promenade de santé !

Reese : Et on leur taille un shirt… on a réussi !

Malcolm : Oui !

Le programme très chargé de Malcolm et Reese

Alcoolique anonyme 1 : J’ai passé ma vie à me prendre pour une pauvre victime, en pensant que j’étais brutalisé et maltraité. Mais en entendant les horreurs que tu [Francis] as racontées, je me suis rendu compte que ma droguée de mère n’avait pas été la pire de toutes. Oh, c’est vrai qu’elle me battait et qu’elle me flanquait dans la benne à ordures… mais… c’était une sainte, [regardant Lois] comparée à elle ! Je ne sais pas comment tu lui as survécu, mon vieux. Mais je remercie Dieu que tu l’aies fait !

[…]

Alcoolique anonyme 2 : Soyons justes ! On a tous eu une « elle », dans notre vie ! La mienne était la guerre du Vietnam ! Seulement, j’étais pas obligé d’aller la voir aux fêtes de Noël et aux vacances ! Elle est restée enfouie… profondément, dans la noirceur de mon esprit… et je rends grâce à Dieu pour ça ! Reste fort, Francis !

[…]

Francis : De terribles choses ont été évoquées ce soir… et j’apprécie votre honnêteté. Mais, tout cela appartient au passé. Il faut effacer le tableau, recommencer à zéro, et pour cela, nous devons nous amender envers les personnes que nous avons blessées. À ma merveilleuse femme, Piama… pour les durs moments que tu as passés avec moi… je suis désolé. Et… à mes petits frères… qui ne sont pas là aujourd’hui… pour toutes les fois où je n’ai pas été là pour les aider et pour les soutenir… parce que j’allais mal… je suis désolé. Et à mon père… je t’ai fait endurer tellement de choses… et pourtant tu as toujours été là pour moi… je suis désolé. Et à ma mère… elle… je te pardonne.

Le discours de Francis aux A.A.

Dewey : Cette-fois, reconnaissez-le ! Je vous ai battus !

Reese : Non, mais tu rêves ? Maintenant qu’on sait où est la clé, c’est seulement une question de temps !

Malcolm : Voilà ! Des céréales spéciales grands-mères ! […]

Reese : [À Malcolm] Je sais pas pourquoi on s’embête avec ça ! Y a un moyen plus radical !

Malcolm : On va quand même pas lui ouvrir le ventre ! Ça va s’arranger ! On n’a qu’à modifier notre liste de destruction ! Voilà ce qu’on va faire. On va envoyer des ballons pleins de peinture sur le groupe de Taï-chi, changer l’itinéraire de la course humanitaire et quant au dépôt de journaux pornos dans une boutique de féministes, là, on attendra un peu !

Reese : [À Dewey] C’est comme si tu tuais mes enfants ! 

Malcolm & Reese veulent récupérer les clés de voiture que Dewey a avalé

Francis : Je t’en prie, maman ! Tu en as tous les signes ! Conduite totalement irrationnelle, incapacité à contrôler tes émotions, et tes problèmes viennent forcément des autres !

Lois : Francis, je ne bois pas ! Je ne suis pas une alcoolique !

Francis : Tu n’as pas besoin de boire pour être une alcoolique !

Lois : Si, bien entendu ! Dans « alcoolisme », il y a le mot « alcool » !

Hal : Là, je crois que ta mère a raison…

Francis : Non, elle a tort ! Je bois rarement et pourtant je suis alcoolique !

[…]

Lois : Enfin, pourquoi tu dis que tu es alcoolique, puisque tu ne bois pas ?

Francis : Mais, qu’est-ce que tu racontes ? Ma vie était désastreuse ! Je n’avais pas d’avenir, pas d’espoir ! J’en avais tous les signes !

Lois : Excepté que tu ne bois pas !

Francis : Mais pourquoi tu répètes cette phrase sans arrêt ? Pourquoi c’est toujours pareil ? Tu te mets toujours en travers de ma route ! Tu as refusé que j’aie une bicyclette, que je fasse du sumo ; laisse-moi être un alcoolique à la fin ! C’est la seule chose de bien que j’aie faite dans ma vie !

Francis considère Lois comme une alcoolique